lundi 15 octobre 2012

Louise-Michel – Benoit Délépine / Gustave Kervern

C’est non sans honte que je me remets à l’écriture. Plus d’un mois sans nouvelle tu devais t’inquiéter … enfin j’espère un peu que tu t’inquiétais mais j’y crois pas trop. Je me sentirais flatté de cela, mais je doute fort que Pepsi Kola est pris une telle place dans ta vie. Enfin, toujours est-il que si tu t’ennuies au bureau et que tu connais déjà par cœur toutes mes chroniques, fais un tour dans les liens que j’ai à droite là, c’est que du bon. Notamment le blog d’un Odieux Connard, qui est très certainement un de mes bloggeurs préférés : vicieux, malsain, jamais content, critique sur tout, spoileur, sa verve acerbe et sa mauvaise foi te feront toujours passer un bon moment.

Bon promis cette fois j’essaie de m’y tenir un peu plus, c’est pas que j’ai pas de matière (sans j’en ai plein d’avance t’inquiète), c’est juste que j’avais pas masse de temps à consacrer au blog en septembre : plein de concerts avec Welcome Noise et The Nasty Monkees, une semaine de vacances sportives (bodyboard et pêche ça compte ça non ?) mais également un peu éthyliques, je te le concède bien volontiers avec 2 popains, l’orga de notre grosse soirée annuelle avec herr Bichon, etc … donc je l’admet, l’excuse est facile d’accord, mais je t’ai déjà expliqué à quel point j’étais ramier et d’une et à quel point je le serais moins le jour où, enfin, vos dons me permettront de me payer les Nike MAG x Marty McFly x Back to the Future, je vous rappelle l’adresse : 

Pepsi Kola Holding
Le Centre Bourg
75 Paris

Je dois bien avouer que cela me remonterai bien le moral car je commence à désespérer pour l’espèce humaine quand on voit le nombre de têtes pleines d’eau qui nous entourent au quotidien, dont une bonne partie nous dirigent en plus, c’est dire si on a le cul bien enfoncé dans les ronces. Il faut que je te raconte une petite histoire pour justifier mon propos.

Il y a quelques mois de cela, je descendais dans la station de métro Voltaire, comme tous les matins pour me rendre au cravail. Comme tous les matins, j’étais en retard et encore un peu dans ma nuit. Je me présente devant les portiques et celui que j’avais initialement choisi était occupé par un usager peu coutumier de la Régie Autonome des Transports Parisiens, et qui du coup galérait un peu à passer. Tel un chat, j’ai bondi vers le portique attenant pour éviter de perdre 5 minutes derrière un provincial peu dégourdi (que c’est bon d’être puant et hautain quand on vit à la Capitale). Je n’avais malheureusement pas vu un cinquantenaire un peu pressé, mais surtout agressif (ce que j’apprendrais assez rapidement) et lui ai sans aucune gêne griller la priorité. « Il vous plaisait pas l’autre portique » furent à peu près les mots qu’il me lança. Je dois vous préciser qu’avant son intervention en langage évolué complet (je préfère le préciser quand même car venant de la part d’une tête de nœud comme ça, un grognement aurait pu suffire) je ne l'avais même pas vu, ce genre de chose arrive mais à priori pas avec lui. « Excusez-moi monsieur » lui répondis-je avec sincérité. Et à partir de là et ce jusqu’à ce qu’on monte chacun dans une rame différente du métro il m’a tout simplement agressé verbalement (et dès le réveil ce qui devrait être passible de mort par pendaison testiculaire). J’ai même eu droit à la question suivante : est ce que je me rabattais comme ça sans regarder quand je suis au volant, parce que si tel était le cas je devais avoir beaucoup d’accidents. Ce à quoi j’ai répondu par l’interrogative moi aussi en lui demandant si lui était coutumier du fait de doubler par la droite, car je trouvais ça dangereux un peu. En gros, il gueulait et je jouais au naïf. Il m’a donc très vigoureusement molesté les noix pendant quelques minutes jusqu’à ce que, n’y tenant plus, je prenne mon regard autant chargé d’exaspération que de dégout pour mon semblable (quand il se comporte ainsi, entendons-nous bien) pour lui demander : « Honnêtement, c’est une passion ? », « Quoi ? » me répondit-il sur un ton dédaigneux, « Ben casser les couilles aux gens comme ça, dès le réveil, ça peut pas être anecdotique, c’est forcément une passion ». Je l’ai entendu marmonner quelques insultes à mon encontre, mais marmonner tout bas vraiment. Ce qui vérifie le lieu commun énoncé par le grand Audiard qui est le suivant « Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, les types de 80 kilos les écoutent ».  Quelle preuve de courage n’est-il pas ?

Une belle preuve de savoir-vivre également. C’est quand même effarant d’être confronté à tant de bêtise contenu dans un seul être vivant. Personnellement, ça me rend fou. Et les exemples sont nombreux parmi nos congénères. J’ai même l’impression que plus l’homme est important, plus il se sent de se comporter ainsi, il n’y a qu’à regarder nos politiques, quel que soit le bord. Ce qui renforce ma position apolitico-gaucho-anarchiste. Louise Michel, ma très chère Louise, tu nous manque, la lutte continue. Et là encore tel le plus souple des félidés, je retombe sur mes pattes (et ce malgré l’entorse qui m’enserre la cheville droite). Car en parlant d’anarchisme et de Louise Michel (l’anarchiste de la Commune), j’ai vu Louise-Michel de Délépine et Kervern et je t’en parle tout de suite. Une fois n’est pas coutume, parlons boulangerie industrielle, le pitch donc :

Le film démarre dans une région toute grolandaise j’ai nommé la Picardie, on est direct dans l’ambiance misère sociale et consanguinité. Louise est employée dans une usine de textile qui fabrique des doudous. La nuit suivant l’arrivée des nouvelles blouses pour les ouvrières, le patron profite de l’allégresse suscitée par ce présent et délocalise l’usine, déménageant l’intégralité de ses machines en une nuit, sans même trouver légitime de prévenir ses ouvrières. Elles se retrouvent tout attablées dans la réserve d’un bouge crasseux pour discuter de leur avenir et finissent par décider de mettre leurs indemnités en commun par bâtir un projet pérenne qui leur profiterait à toutes. Plusieurs propositions sont faites, à commencer par l'incontournable pizzeria que tout salarié réaliste rêve d'ouvrir en ce moment. Sur proposition de Louise, elles font appel à un tueur à gage recruté par Louise pour assassiner le patron indigne. Parti à la recherche d’un dénommé Luigi, une vieille connaissance de Louise, dans une vie antérieure, celle-ci croise Michel Plinchon, security manager hirsute d’une société de sécurité dont le siège se trouve dans un village de mobil home, qui vient de perdre son flingue dans la rue. Celui-ci se révèle être totalement incompétent et lâche. Louise, l’ouvrière analphabète, va devoir assister Michel, le faux tueur, pour qu’il mette son contrat à exécution.
De la Picardie à Jersey, en passant par Bruxelles, le duo grolandais Kervern/Délépine nous propose une fois encore un road movie surréaliste, mâtiné d’anarchisme aigre doux. Comment la rencontre de ses 2 asociaux à la recherche d’un patron que la nébuleuse capitalistique de l’entreprise moderne rend toujours plus insaisissable. Les 2 interprètes principaux sont 2 belges bien frappés : Yolande Moreau et Bouli Lanners, soutenu par pléthore de seconds couteaux et autres guests tous plus bargeots les uns que les autres : Benoit Poelvoorde en ingénieur adepte de la théorie du complot mais à un niveau confèrent à la folie simple, Francis Kuntz dans le rôle qu’il tient le mieux à savoir un sous-directeur pourri et vicieux délicieusement malsain, Miss Ming, la petite protégée des 2 trublions réalisateurs, en tueuse à gage sur le tard, cancéreuse en phase terminale, Matthieu Kassovitz en fermier écolo navrant qui fait venir des mangues bio par avion, mais aussi Siné, le président Salengro, Joseph Dahan (l’ancien bassiste de la Mano Negra siouplé). ..

Le film a reçu le prix du meilleur scénario au festival de San Sebastian et c’est on ne peut plus mérité. Même si ce film s’inscrit dans une réalisation (rythme, photographie) bien plus traditionnelle que leur 1er ovni Aaltra, chroniqué dans ces pages il y a quelques mois, l’histoire une fois encore est un véritable conte social halluciné, comme savent si bien le faire nos 2 réalisateurs grolandais préférés. Une splendide ode politique aux petites gens. Et j'ai oublié de vous parler de la BO qui est plutôt cool dans l'ensemble avec notamment quelques perles de Daniel Johnston, un des pontes de la musique Lo-Fi (si tu sais pas Wikipédia est ton ami).
Pas grand-chose à dire sinon que j’ai vraiment adoré. Du vrai beau cinéma français de qualité, subversif en diable, qui n’a pas peur de s’assumer. Ça change des bouses mollassonnes d’Olivier Baroux, Danny Boon et consort … Le plus surprenant étant que ce film, pourtant tourné avant la sacro sainte crise économique mondiale n'a jamais été autant d'actualité. Avec l'humour trash qu'on leur connait, Kervern et Délépine fustige le capitalisme obscène que nous subissont et nous prédit à demi mot, que si rien ne change, la révolution est à portée de main.

Le film se termine sur un hommage assumé à la vraie Louise Michel : « Maintenant que nous savons que les riches sont des larrons, si notre père, notre mère n’en peuvent purger la terre, nous quand nous aurons grandi, nous en ferons du hachis ». Je vous laisse méditer là-dessus.

mardi 4 septembre 2012

Carrie – Brian de Palma

Un mois déjà. Comme le temps passe. Et j’ai même pas l’excuse des vacances, j’en ai encore pas pris. La mécanique est un peu rouillée mais je tente de m’y recoller, je vais tenter de faire de mon mieux c’est promis. En même temps Paris au mois d’aout, ça encourage à pas foutre trop grand-chose. Il fait beau, toutes les filles sont jolies, il n’y a plus grand monde dans les transports, plein de trucs à faire, des coups à boire … ce qui fait que j’ai laissé filer le bazar sans même m’en rendre compte. Au départ, mon intention était de vous faire une chronique de « Les Arcanes du Chaos » de Maxime Chattam, qui se passe notamment à Paris en plein mois d’aout, mais je ne voyais pas trop comment aborder le bazar sans vous en dire trop. Donc je vous en encourage très vivement la lecture mais je vous en dirais pas grand-chose si ce n’est que ce monde n’est gouverné que par l’argent et que tout ne semble être que manipulation et coup de salope de la part des dirigeants d’une certaine élite. Déjà là j’en dis limite de trop. Simplement lis le, ça colle gentiment la clim. Après je suis pas super objectif, j’aime beaucoup Chattam.

Du coup voilà,  je me retrouve bien dépourvu, alors que la bise est encore même pas venue (c’est toujours une histoire de vent). Mon souci est là, de quoi vais-je bien pouvoir te parler ? Me voilà bien coi … et je te vois d’ors et déjà venir avec tes gros sabot (d’autant que le bois, même sur de la moquette, c’est assez bruyant),  j’ai bien écrit « coi » et non « coït », ce qui n’aurait dans le contexte aucun sens, et même si ça ne fait de mal à personne. Le coït j’entend hein, enfin le fait de rester coi n’engage pas non plus à grand-chose et on le vit très bien je te rassure, une fois passée cette impression désagréable, un peu comme dans un slip trop petit, le paquet engoncé, la taille serrée, après c’est du tissu élastique, donc ça se détend un peu et on trouve ses marques. Donc on peut dire que ni le coït, ni le fait de rester coi ne font grand mal. Rectification, j’ai vu dans des films et pas plus tard que le weekend dernier ou on était en concert avec mes zozos de Welcome Noise (donc on avait loué un joli van de tournée avec télé et tout le tintouin à notre ami Julien Road to Yell) que le coït pouvait être assez douloureux, surtout quand ton partenaire s’appelle Preston … comprenne qui doit !!!

Bon tout ça pour dire que je me retrouvais bien comme un con à pas savoir sur quoi faire cette chronique. Ensuite, j’me suis dit que j’pouvais aussi chroniquer un flim, que c’était bien aussi un flim, et que j’avais justement vu « Donnie Darko » qui m’avait beaucoup plu … bon que j’ai pas tout compris du premier coup et que je suis même pas encore sur d’avoir saisi ou Richard Kelly voulait en venir. Le genre de flim où tu peux trouver 25 lectures différentes et où chacun à un peu sa propre interprétation de l’histoire. Mais je me suis confronté au même problème, comment en faire une chronique qui envoie du bois en tentant de rester un minimum neutre et sans en dire trop, sans balancer la solution de l’énigme. Du coup, en plus d’en rester coi, je commence à me sentir un peu con, aurais-je perdu le modjo (et pas le Mojito, sachant que si tu me connais, je bois que du White Russian, oui, oui, Russian pas Spirit, ça fait trop mal aux sinus) ? Aurais-je été frappé d’une quelconque malédiction d’un marabout de Château Rouge ? Ne suis-je qu’un sale gros ramier qui devant l’obstacle recule pour mieux s’assoir et attendre que le temps et l’érosion face son oeuvre face au mur de mon activité blogal ? Je sais que ma paresse maladive semble être l’excuse la plus plausible mais bordel de merde, elle n’est tout de même pas source de tous mes problèmes ?

 Et puis en fait non, l’ami Gribouille et sa fort charmante petite amie Chachate m’ont prêté un flim que je souhaitais voir depuis un peu : Carrie de Brian de Palma (traduit en français par « Carrie au bal du diable », normal quoi). Il faudra que je vous parle de Chachate un de ses jours et pas seulement parce qu’elle m’a récemment reproché de ne pas le faire, ce qui est faux en plus. Non contente d’avoir un sens très aigu de l’esthétisme en ce qui concerne le cinéma (tous les flims qu’elle m’a conseillé, j’ai kiffé), c’est une femme de goût en tout point. Mais, elle souffre malheureusement du même mal que son concubin, le couple Gribouille et Chachate est parfaitement incapable de respecter un horaire. Ce qui en substance et à l’instant T n’est pas forcément le propos mais qu’il fallait tout de même soulever. Ca n’en est pas moins le couple idéal et des gens que j’aime profondément. Pourquoi je te parle de Gribouille et Chachate, mais simplement pour meubler mon pote soit patient un peu, la chronique arrive.

En premier lieu, le pitch donc : Carrie White est une jeune fille de 17 ans, solitaire et tout sauf populaire. Souffre-douleur de ses camarades, tyrannisée par une mère dévote à l’extrême (ça confère même à la connerie profonde à ce niveau-là), en gros elle a quand même un peu une vie de merde. Le flim démarre sur une scène de douche féminine collective, ce qui a immédiatement su motiver mon intérêt vous vous en doutez. La loose personnifiée remarque qu’elle saigne de l’entre jambe et panique. Ses petites catins de camarades ne trouvent rien de mieux à faire que de la vilipender prestement, tout en lui jetant des serviettes hygiéniques au visage (propre les serviettes, t’inquiète, pas souillées de sang périodique et autres miasmes). Finalement, Miss Collins, la prof de sport vient la consoler puis la renvoie chez elle pour la journée. Exaspérée de s'entendre appeler "Cassie" par le directeur, Carrie montre, le jour même, dans le bureau de ce dernier un avant-goût de ses pouvoirs télékinétiques, en renversant brutalement son cendrier. Une fois rentrée chez elle, elle détaille le topo à sa mère qui la traite de pute à matelot, que si elle a sa puberté c’est à cause de ses péchés et l’enferme dans un placard sombre. La vie reprend son cours au lycée, et pendant que ses petites camarades se trémoussent en mini short, punies qu’elles sont par la prof de sport : 55 minutes de retenue en sport tous les jours, les réfractaires s'exposant à 3 jours d'exclusion et à l'interdiction de venir au bal de promotion de fin d'année, qui approche à grands pas, Carrie s’intéresse et se documente à la bibliothèque de l’école sur son étrange pouvoir. À la demande de son amie Susan, honteuse de son comportement envers Carrie (c'est en effet elle qui a eu l'idée du bombardement de tampons), Tommy Ross accepte d'inviter Carrie au bal de fin d'année. Celle-ci est étonnée, pense qu'on se moque une nouvelle fois d'elle mais accepte finalement devant l'insistance de Tommy. Une nouvelle violente dispute contre sa mère contraint Carrie à user de ses dons. Terrifiée, Margaret ne parvient plus à retenir sa fille. Le bal peut commencer...

Blam déjà ça met dans l’ambiance. Tourné en 1976, Carrie est donc une adaptation d’un roman de Stephen King par Brian de Palma (la première adaptation d’un livre de maître King au cinoche d’ailleurs). Une réalisation d’aucun dirait tout hitchockienne avec des temps à fort suspense, soutenus par une petite musique que vous reconnaitrez pet être si vous avez vu Psychose : c’est la même que lorsque Norman Bates s’apprête à tuer Marion Crane dans la cultissime scène de la douche (je ne fais aucune allusion scabreuse, en plus on voit rien). L’école s’appelle la Bates High School. Alors je sais pas si Brian de Palma est un fils de pute, mais ce qui est sur déjà, c’est que c’est un peu un plagieur n’est-ce pas Orson Wells ?

En dehors de ces clins d’œil plutôt classes, que dire du flim en lui-même. Ben c’est une tuerie. Son statut de monument du flim fantastique est tout sauf usurpé, c’est haletant, les personnages ont tous une bonne part d’ombre, c’est jamais blanc ou noir. Le rythme est plutôt lent, De Palma prend le temps de nous bercer dans l’univers de la pauvre Carrie, ses humiliations, la vie avec sa bigote de mère mais aussi la découverte de ses pouvoirs. Et ça n’envoie littéralement la sauce que dans les 20 dernières minutes. Les acteurs sont tous super justes, Sissy Spacek campe une Carrie en clair-obscur, hyper habitée, ultra-sensible, l’actrice est surinvestie, la classe … le rôle de sa vie oserais- je ? Et les seconds rôles ne dépareillent pas (Piper Laurie, John Travolta, Amy Irving, Nancy Allen … que des noms qui ne te disent pas grand-chose mais que des têtes que tu connais). Carrie est une sorte de Cendrillon de l’horreur. On trouve pas mal de parallèles (la recherche du prince charmant, la famille bien chimique, etc…), à la différence près que la fin est moyennement heureuse. Et au-delà du teen movie horrifique, Carrie est aussi un film militant : critique de nos sociétés, basées sur l’apparence (dans l’histoire, Carrie est un boudin … mais souvenez-vous quand même de ce qu’est un boudin dans le cinéma américain). Cherry on the cake de la réalisation, le split screen final ou on a d’un côté ce qui se passe effectivement et de l’autre ce que perçoit Carrie.

Un grand flim d’horreur comme on aime, un conte cynique et désabusé, une tragédie ultra violente, en un mot la grosse classe. Si tu ne l’as jamais vu, c’est grave, alors dépêche-toi !!!

jeudi 9 août 2012

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire – Jonas Jonasson

Lundi soir, petite soirée familiale avec ma frangine à base de JO de Londres, de bouffe italienne et de Popopopop. Nous avons été témoin d’un véritable scandale. Qu’on se le dise, c’est un homme qui a gagné l’épreuve féminine de lancée de poids. Non mais sérieusement, moi aussi, malgré ma surcharge pondérale, j’aime bien faire du sport, mais quand tu vois comment, pratiqué à outrance, ça modifie ton enveloppe charnelle, mieux vaut rester méfiant. Enfin qu’on me dise pas que c’est que le sport. Je me plais à penser que quand une fille ressemble trait pour trait à un garçon, les injections de testostérone doivent avoir leur importance. Pepsi Kola n’a peur de rien, surtout pas des prises de positions franches, mais faut qu’on arrête de me faire croire que 2 ans après avoir échappé à la mort par cancer des noisettes (maladie horrible au demeurant) et alors qu’on était un sportif moyen auparavant, et ben que d’un coup d’un seul, on devient imbattable et qu’on se permet de gagner 7 Tour de France de suite. Alors ou la chimiothérapie provoque de drôle d’effets secondaires, ou bien Lance Armstrong (pas celui qui jouait de la trompette sur la lune, le cycliste) est un putain de junkie. Je vous laisse rayer la mention inutile.

Alors on sait tous que le sport de haut niveau est un peu pourri par le dopage et ben malgré tout, les JO, ça reste cool à regarder. Ca me donnerait presqu’envie d’avoir la télé limite. 15 jours tous les 2 ans en plus ça reste raisonnable non pour avoir la télé chez soi ? Tout ça pour en venir où, je ne sais même pas moi-même et je ne peux malheureusement pas compter ni sur mon équipe rédactionnelle ultra professionnelle, performante, compétente et motivée, ni même sur ma horde de secrétaires toute plus engoncées les unes que les autres, dans leur chemisiers et tailleurs trop justes pour accueillir leurs formes au combien girondes et généreuses, pour la simple et bonne raison que tout ça n’existe pas. Je voudrais faire taire ces rumeurs sur le recrutement de la Pepsi Kola holdings, qui s’orienterait vers un personnel masculin qualifié et dévoué et un personnel féminin physiquement intelligent. Je ne conserve point de stagiaires frivoles et court-vêtues dans ma cave. Je n’ai pas de cave, elles sont donc chez moi, bien occupées entre le ménage, la cuisine et la satisfaction de mes désirs. Vous me trouvez machiste, je vous réponds « que nenni, mais met toi un peu à ma place, un bœuf bourguignon préparé par une naïade en bikini le corps ruisselant, la croupe offerte … », j’arrête ici mon récit, j’ai pas envie que ce blog devienne interdit au moins de 18 ans.

Je te l’accorde, jusqu’ici, mon introduction est parfaitement décousue, tu ne sais pas où je veux en venir, et je dois bien t’avouer que moi-même, je commence à me perdre. Je disais donc que je ne souhaitais surtout pas que cet espace de liberté soit frappé d’une quelconque loi eu égard à la protection des mineurs.

Et comme nous parlons d’âge, j’arrive donc à l’issue première de cette chronique qui était de te dire que j’ai lu « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » de Jonas Jonasson et que je t’en parle tout de suite.

Traitons en premier lieu avec la maison Pasquier et ces maintenant si célèbres briochettes, en un mot comme en cent donc, le pitch (c’est pas pour me la donner mais un peu quand même, mais dans le milieu de l’édition, on dit 4ème de couv’ mais je trouvais pas de blague à faire avec) :

Allan Karlson doit fêter ses 100 ans. Mais faire la teuf en maison de retraite, au milieu de vieux sénile, de l’adjoint au maire et de la presse locale, le tout encadré par une infirmière en chef acariâtre l’excite moyennement, ce qu’on comprend tous au demeurant. Ni une ni deux, notre centenaire se fait la malle par la fenêtre et commence à errer dans les rues de Malmköping en charentaises. Une chose en entrainant une autre il se retrouve dans un bus en partance ou même lui ne sait pas trop, avec une valise mystérieuse dérobée par inadvertance à un Gang de truands. Démarre alors une folle course poursuite gériatrique qui le conduira à rencontrer un jeune vieux kleptomane (70 piges par rapport à notre centenaire ça fait pas vieux), un vendeur de saucisse presque surdiplômé et Sonja l’éléphante et sa maîtresse qui tous les 4 se lieront avec notre protagoniste et ensemble ils lutteront comme des beaux diables pour éviter le gang spolié (les Never Again) et la police (qui pensent qu’il a été kidnappé). En parallèle,  Alan conte sa vie rocambolesque (le mec à tout de même croisé Truman, Staline, Franco, Kim Jong Il enfant … et on apprend qu’il a souvent eu un rôle crucial dans bon nombre d’évènements historiques) à ses compagnons d’infortune et du coup on en profite aussi.

En général, je me méfie un peu des succès commerciaux mais je sais tout de même reconnaître la qualité et les belles choses quand je les vois. Et ce bouquin est l’arme ultime des vacances. C’est drôle et décalé, le récit est original (un polar arthritique ça claque non quand même). Qu’on se le dise, Alan Karlsson est un centenaire hors du commun, attachant dès les premières pages. Alors d’accord, dans l’ensemble, tout est trop gros pour être vrai, et bien justement, l’auteur nous rappelle habilement que ce n’est qu’un fiction en nous montant des bateaux pas possible, le sentiment de vivre une hallucination permanente. On revient un peu aux sources de la littérature et de l’art en général : susciter le rêve bordel de merde !!! Et bien que, je vous l’accorde, un centenaire qui s’enfuit ça va pas bien vite, l’histoire elle est drôlement rythmée. On s’ennuie jamais, le suspense est là et nous tient bien en haleine jusqu’au bout. Le découpage sort lui aussi de l’ordinaire : les méchants sont plus pitoyables et risible que vraiment dangereux, la police patauge et se perd. Un roman véritablement farfelue, à tel point qu’on a parfois l’impression que même l’auteur en perd le contrôle. Les passages sur la vie passée  d’Allan peuvent parfois paraître un peu improbables, mais l’auteur nous soumet ici finement que la vie ne tient qu’à un fil, qu’un homme, un acte, à un moment précis peut faire basculé jusqu’au cours de l’histoire.

Un livre plein de bonne humeur, de légèreté sans pour autant dénué de finesse et d’intelligence. Recommandé par le Pepsi Mollard Raideur Digeste.

mercredi 25 juillet 2012

Tatavel fait le ménage – Sylvain Vanstavael - Mardi 24 Juillet 2012 - Le Théâtre du Gymnase

Aaaaah les premières fois !!! Une vague de nostalgie s’empare de moi tout à coup, sûrement ce temps automnal, même s’il est vrai que ces jours ci, il fait drôlement chaud pour une fin de mois d’octobre. Sa 1ere nuit complète qui soulage finalement surtout les parents, personnellement, on ne peut pas dire que j’en ai gardé un souvenir impérissable. Ses 1er pas, sa 1ere dent, son 1er jour d’école, sa 1ere zouze, son 1er bisou, son 1er coït, tant de moments émouvants qui marquent la vie d’un être humain … même quand c’est raté. Pour ce qui est de la sexualité notamment, parce que finalement la 1ere fois, c’est un peu comme une pizza, même quand c’est raté, ça reste généralement plutôt bon. Sa 1ère panne également, voilà un moment important s’il en est … d’aucun dirait même humiliant mais je préfère dire émouvant, ça reste un souvenir moins amer !!!

C’est quelque chose quoi les 1ère fois. Y a celles donc que tu partages avec ta famille, qui est fier de toi, qui assiste à ce moment tant attendu, avec la larme au coin de l’œil, « Ah ça, c’est mon fils ou c’est pas mon fils ?? ». Je tiens tout de même à préciser, toujours en ce qui concerne la pratique de la sexualité, que si ta 1ère fois tu l’as partagé avec n’importe quel membre de ta famille, et encore plus un de tes parents, tu es quand même pas très sain.

Après faut bien être honnête, y a quand même masse de 1ère fois dont tu ne te souviens pas. Tous les trucs dont on parlait 1ère dents, 1er pas, … ceux-là, c’est tout de même chaud de te souvenir de quoi que ce soit à moins que tu n’es quelques problèmes de développement un poil tardif. Ta 1ère bagarre également tu t'en souviens moyen, car bien souvent, tu manques d’expérience et du coup, tu te prends une grosse branlée que tu préfères vite oublier. Ta 1ère cuite aussi, où, l’alcool aidant sûrement, il est vrai que tu n’en gardes généralement qu’un souvenir plutôt vague.

Ta 1ère voiture, qui bien souvent (ne fais pas l’innocent) finit au choix : dans un arbre, dans un poteau quelconque (type EDF, France Telecom …), dans un mur ou dans les mains d’un habile Arsène Lupin en bois de cagette. Moi j’avais choisi l’option pylône, intéressant d’un point de vue purement scientifique mais ça s’arrête là. Ton premier appart aussi, qui pour ma part ressemblait plus à Verdun en janvier 1917 après seulement 1 mois d’installation, qu’au nid douillet affiché chez IKEA. En même temps, je vous lis l’énoncé :

4 jeunes adultes homo sapiens (j’ai appris récemment qu’on ne disait plus homo sapiens 2 fois) de sexe mâle, quittant le foyer familial pour la 1ère fois de leur vie, n’ayant donc plus leur mère pour tout faire à leur place, s’installent pour 1 ans à Edimbourg en Ecosse. A quel rythme moyen sera fait le ménage ? Quel est l’écart type entre 2 lessives ? Seront-ils capables de payer leur facture en temps et en heure ?

Vous avez 4 heures. Calculatrice interdite. Je crois que tout est dit là non ?

Me voici donc maintenant trentenaire, la joie des 1er cheveux blanc (et encore je ne devrais pas me plaindre, bon nombre de potes connaissent à cette même heure les 1er cheveux qui disparaissent, ce qui entraîne inévitablement la 1ère tonsure … ce qui entre nous est quand même un super nom pour un DJ mais c'est tout), des 1er enfants pour certains (moi dans ce genre d’endroit un peu humide, je préfère me couvrir, je suis sûr de cette façon que tout le monde pourra boire de l'eau en plus), les 1er crédits aussi … Aaaaaah le début de la vie d’adulte. Ben tu me crois, tu me crois pas, hier soir, j’ai vécu une nouvelle 1ère fois.

Et comme toutes les 1ère fois, y avait quelque chose d’émouvant. Tiens-toi bien à ton slip, hier, pour la 1ère fois de ma vie, je suis allé voir un spectacle d’homme seul, où One Man Show dans le langage courant, mais je veux surtout pas d’emmerdes eu égard à la loi Toubon. Je te plante le décor : mardi 24 juillet, 18h, j’apprends que mon plan BBQ chez Romy est reporté au lendemain et que je n’ai donc pas grand-chose à foutre. J’appelle ma popine Elise qui me répond qu’elle bosse. Merde !!! Son métier c’est ingénieur du son, et ce soir elle bosse donc au théâtre du Gymnase, où elle gère la régie du pesctacle « Tatavel fait le ménage » de Sylvain Vanstaevel et me propose de venir. Je saute donc sur l’occasion et dans la ligne 9 direction Pont de Sèvres (non sans être passé chez moi avant, histoire de faire une bise à Jean Louis, on est tout de même pas de bêtes) jusqu’au métro Bonne Nouvelle où j’avais rencard avec la jolie Elise (avec qui je ne communique pas par courrier non, même si cela serait un splendide hommage à Richard Clayderman … paix à son âme !!! Attention, il n’est pas mort et je le sais, mais à massacrer les grandes œuvres de la musique classique, comme il a pu se le permettre, il doit au moins être damné jusqu'à la fin des temps) à 21h20, histoire d’avoir le temps de fumer une garrot.

21h30, je prends place dans le Studio Marie Bell, avec une quarantaine de mes congénères. Bonne place, au fond de la classe, avec vue sur les cuisses de la MILF assise devant moi. Une place de choix. Et en plus je vois bien la scène, que demande le peuple. Retentit alors la voix chaude de Franck Sinatra et c’est parti. Et ben pour une première fois, tout c’est très bien passé, j’ai même pas eu mal.

Sylvain Vanstavael, ancien banquier, c’est lancé dans le théâtre il y a maintenant quelques années. En 2006, il tourne son premier pestacle : « Tatavel in Paris’se ». 250 représentations partout en France, un premier succès. Et moi je vais voir le nouveau « Tatavel fait le ménage ». Tout un programme !!!

Comme d’habitude, la brioche  « sous vitre » comme disait mon arrière-grand-mère (qui avait elle aussi un sacré potentiel comique), le pitch donc :


Dans son nouveau spectacle, l' humoriste revient sur son passé et met en scène, au travers de situations burlesques, ses premiers cours de danse, ses vacances en camping écologique, la fête des voisins dans son immeuble... C’est ainsi que naissent des personnages atypiques, drôles et attachants tel qu’un coiffeur-chorégraphe excentrique, une grand-mère plus que franche, un forain ambitieux ou encore un professeur borgne et peu correct. Avec toujours autant de cynisme et d’énergie, Tatavel s’inspire de son quotidien et des personnes qui l’entourent pour nous dépeindre les travers d’une société qui semble avoir quelque peu perdu ses repères.


Je dois bien avouer, je ne connaissais pas cet artiste avant cela. Et ce fut une excellente surprise. Il est drôle. Il nous dépeint toute une galerie de personnages tous plus hallucinés les uns que les autres. Certains marchent mieux que d’autres, mais tout est ultra cohérent. Les vannes sont drôles et fusent. Et quelle performance d'acteur : textes aux cordeaux, mimiques pas possible, des références (notamment chantées ... des fois trop mais bon), de l'improvisation, il vient chercher le public, qui se laisse rapidement prendre au jeu. J’étais vraiment impressionné (et amusé bien entendu). On a même eu droit à un petit trou de mémoire superbement bien rattrapé, ce qui ne rend le pestacle que plus vivant. C’est du One Man Show « classique » sinon, ça n’invente rien mais Sylvain (ouais on est intime on a discuté un peu à la fin) n’en a pas la prétention. Un beau pestacle pour une belle soirée. Merci Elise (tu as toi aussi été brillante dans toutes tes interventions), merci Mr Vanstavael !!!

Fin de soirée à boire des bières avec la petite Elise et rentrage en Velib' car j'ai loupé le dernier métro. Une bonne soirée pour un mec qui avait prévu de mater un film qu'il avait déjà vu 20 fois ....

jeudi 12 juillet 2012

Mort aux Cons – Carl Aderhold


Dis moi pas que c’est pas vrai. Pepsi Mollard est remonté comme une montre suisse, tu sais celle que tu dois absolument posséder avant tes 50 ans sous peine d’avoir rater ta vie. Quelle référence n’est ce pas : môssieur Jacques Séguéla, grand manitou de la communication, comme le prouve sa célèbre maxime suscitée. Y a absolument rien de sexuel là dedans, ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit … même si je te le concède, parfois je peux, de manière très exceptionnelle, avoir l’esprit mal tourné, je fais juste référence à l’expression du grand Oracle ex-présidencio-téèfinesque. « Si à 50 ans on a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie ». Me voilà bien emmerdé, je ne supporte pas d’avoir une montre au poignet. 2 solutions s’offrent donc à moi, dépenser inutilement une forte somme d’argent dans un bel ouvrage d’horlogerie suisse qui, de faite, ne me servira à rien, ou tout bonnement avoir une vie morne et ennuyeuse, aussi triste qu’un sandwich d’autoroute (Daunat/Sodebo : colporteurs de sombres humeurs … quiconque a eu l’occasion de tester ces insultes au bien-manger comprendra la référence, ce qui du coup devrait parler à tout le monde).

Comme je te l’ai déjà expliqué, j’ai parfois l’impression de mener une existence peu reluisante. Oui, oui, j’ai un cruel manque de confiance en moi, doublé d’une légère tendance au mood dépressif. Je ne suis pas dépressif à proprement parler, loin de là, j’aime rire, m’amuser, je suis bien entouré et je ne pleure pas sans raison, mais en général, quand ça me concerne moi, j’ai plutôt tendance à voir le verre à moitié vide (ça c’est sûrement aussi dû au fait que j’ai souvent soif). En même temps, est ce que le pape de la Réclame est le pilote automatique de mon existence. Fort heureusement non. Pierre Desproges s’était interrogé sur lui de fort bel manière : « Jacques Séguéla est-il un con ? De deux choses l'une : Ou bien Jacques Séguéla est un con, et ça m'étonnerait tout de même un peu; ou bien Jacques Séguéla n'est pas un con, et ça m'étonnerait tout de même beaucoup. ». Je crois que la messe est dite. Et cet adage pourrait s’appliquer à bon nombre de personnages connus ou non d’ailleurs. On en croise tous les jours des atrophiés du bulbe, des êtres pas si différentd que nous si ce n’est qu’ils ont l’intelligence d’un joueur de l’équipe de France de football (bah voooozy toi !!!), la finesse d’esprit d’un candidat de Secret Story (attends elle sont vach’te dures les énigmes). En un mot comme en cent, qui n’a pas rêvé de se débarrasser purement et simplement de tous ces cons qui nous empoisonnent l’existence. Et bien c’est justement le titre de ma chronique d’aujourd’hui. J’ai lu « Mort aux Cons » de Carl Aderhold et c’était bien. Blam une fois encore je retombe sur mes pattes easy right. Pour la petite histoire, c’est ma popine Alexane, qui est stupide de façon inversement proportionnelle à ce qu’elle est rousse, c’est vous dire si elle est loin d’être conne, qui m’a offert ce livre pour mon anniv’ il y a quelques jours de cela. C'est la même demoiselle qui m'avait recommandé Dracula de Bram Stoker, ce qui prouve que, non contente d'avoir une tête bien faite, c'est une femme de goût. C’est pas le seul cadeau que j’ai eu mais faire une chronique d’une plante verte, d’un jeu de croquet de table, d’une bonne bière, d’une bougie « poisson rouge » ou d’une grenouille en plâtre (dont je cherche encore l’utilité) m’inspirait moins. Je n’en remercie pas moins pour autant tous mes popains présents ce soir là, ça m’a très sincèrement fait chaud au cœur.

Putain mais en faite je me confie vachement sur cette chronique. Ca en devient flippant même. Promis, le prochain billet commencera par « Cher journal … ». Qu’on se le dise, Pepsi Kola est une midinette de 14 ans. Bon revenons à nos moutons, ou, pour être plus précis à nos brioches fourrées, le pitch donc (faut vraiment que je négocie un contrat de sponsoring avec Pasquier moi) :

"Contrairement à l'idée répandue, les cons ne sont pas réformables ; les campagnes de prévention ou les actions pédagogiques n'ont pas de prise sur eux. Une seule chose peut les amener non pas à changer, mais du moins à se tenir tranquille : la peur. Je veux qu'ils sachent que je les surveille et que le temps de l'impunité est révolu. Je compte à mon actif cent quarante meurtres de cons. Afin qu'ils ne soient pas morts pour rien, je vous enjoins de lire ce manifeste. Il explique le sens véritable de mon combat.". Là je me suis pas fait chier, je vous balance la 4e de couv'. Mais laissez moi préciser un peu. Qui n'a jamais rêvé de tuer son voisin le dimanche matin quand il vous réveille à coups de perceuse? Ou d'envoyer dans le décor l'automobiliste qui vous serre de trop près? Le héros de cette histoire, lui, a décidé un jour de passer à l'action. Tout commence lorsqu’il balance par la fenêtre le chat de sa voisine, excédé qu’il est par une de ses énièmes intrusions dans son espace vital. Le chat est retrouvé mort le lendemain matin et une vague de solidarité voisinesque se met en branle. Notre héro se met donc dans un premier temps à dézinguer tous les animaux de compagnie du quartier qui molestent les testicules de la majorité. Jusqu’au jour où il tue son premier con. S’en suit alors une véritable quête, une sorte de manifeste de la connerie que notre héro va penser et analyser tel un véritable scientifique.

Mon avis ? Un titre percutant pour un contenu qui l’est tout autant. Un très bon livre en somme. Une écriture simple et entraînante mais un peu chaste à mon goût, surtout pour traiter d’un tel sujet. Quelques redondances et longueurs par moment, mais l’ensemble est d’excellente facture. Ce véritable manifeste de la bêtise humaine est agrémenté de quelques citations sur la connerie toujours justes et très souvent drôles. Comme son nom l’indique, il conviendra de ne pas être trop bas du front et de manier autant que faire ce peut le second, sinon le troisième degré. Pris au premier degré, ce bouquin est juste immoral et choquant. Mais ça va, même moi j’ai réussi à passer au dessus de cela afin d’apprécier au mieux ce pamphlet de notre bon vieux Carl (je me contenterai du prénom de l’auteur, étant incapable d’écrire et même de prononcer 2 fois de suite son nom de famille correctement). Le ton est léger voir même comique par moment, cynique en diable, donc rassure toi, à moins d’être vraiment un fieffé débile, la lecture au second degré se passe plutôt bien. L’analyse du con qui est développé y est bougrement juste sans oublier d’être divertissante. Une belle réussite en somme. Notre héro s’échinant à analyser et répertorié tout con passant à proximité pour mieux s’en débarrasser ensuite. Jouissif !!! Jouissif car c’est une histoire. Qui n’a pas rêvé de cela ?? Mais la notion est importante, il faut que ça reste virtuel, où alors tu es drôlement dérangé. Un véritable pamphlet philosophique sur la bêtise, autrement moins chiant et pompeux que les "oeuvres" de ce très cher Bernard Henri L., dont je tairais le nom, dans un souci de confidentialité. J’ai envie de te dire : just enjoy !!!

Et je terminerais, une fois n’est pas coutume avec une autre citation du très regretté Pierre Desproges : « Il ne faut pas désespérer des imbéciles. Avec un peu d'entraînement, on peut arriver à en faire des militaires. »