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dimanche 18 novembre 2012

Refused / the Bots / Snafu - Le Bataclan - 09/10/2012


Putain de mois d'octobre tiens. On aura eu droit à une démonstration de bêtise universelle. Le temps, la politique, la télé, mon cerveau, tout fout le camp bordel de merde. La faute à qui ?? Ben peut être un peu la tienne. Sous prétexte que moi je branle rien, tu viens plus lire. Et ben c'est pas joli-joli, sache que je ne te félicite pas. J'ai battu en septembre mon record du plus petit nombre de visites. Bon j'ai posté qu'un seul truc, je te l'accorde, mais je suis sur que plein d'entre toi ont vénère de retard. Alors moi faudrait que je poste du neuf tout le temps, et toi tu t'octroierais le droit de pas lire ce que tu as pas lu, sous le seul prétexte que ça t'intéresse pas ?? Je suis déçu, très déçu. On m'avait dit vachement de bien de toi en plus. 

Voilà comment en quelques lignes je ramène la situation à mon avantage. Je sais c'est petit et mesquin mais je suis français. Tut te rappelles : se plaindre, s'aigrir, rechigner, … que des disciplines nationales. Renaud nous assénait il y a maintenant 30 ans que si le roi des cons perdait son trône, il y aurait 50 millions de prétendant. Si le séparatiste du 14e arrondissement nous voyait aujourd'hui, il se retournerait dans sa tombe, on est 10 millions de plus à espérer. Mais ça va, il est mort en même temps que sa rébellion aux yeux de tous (et de son alcoolisme aussi). Lui aussi, il fait bien pitié aujourd'hui. Tout comme toi, qui passe tes heures de bureau sur le Bon Coin ou sur Livredevisage au lieu de venir te reposer tranquillement le cerveau sur mon blog. Rhaaaa la vache, je trouve ça tellement écoeurant que j'en rendrais bien mon quatre heure. Comme mon quatre heure est composé d'une cigarette ou 2, ça va, on prend pas grand risque non plus … un bon mollard épais, tirant sur le marron, rien d'autre : un petit glaire tout mignon quoi !!! 

T'esquintes pas à chercher une once de cohérence dans le billet d'aujourd'hui, il n'y en a aucune. J'ai eu une semaine chargée en émotion et accessoirement en copains et en alcool. Ca doit être le contre coup !!!  En plus je t'écris cette missive du train qui me ramène de Paris à Orléans (et qui est en retard au passage) en écoutant l'excellentissime Scott H Biram, donc, tu en conviendras, j'ai de quoi avoir la tête ailleurs. Tout ça pour en venir où ? Mais je te le demande mais comme tu viens plus me voir tu suis plus c'est normal. Tout ça pour dire que tu sais pertinemment que je suis un être confit de principes à la con et que j'ai notamment une sainte horreur des groupes qui se reforment après avoir splitté. J'ai vu les RATM à Bercy, il y a quelques années, c'était cool, mais pas non plus LE concert. Et une place à 50 boules, des t-shirts à 35 et des hoodies à 60, les mecs donnent le ton : "Ca nous fait chier de rejouer ensemble mais on a tous très franchement besoin d'argent". Que Michel Fuguain remonte le Big Bazar, je m'en cague furieusement, mes que des groupes qui avaient un discours, une éthique, qui ont même été un peu des exemples pour moi et plein d'autres kids tentent de nous faire croire qu'ils remontent leur groupe mythique 15 ans après son split uniquement par plaisir et par envie, je me gausse. Tout ça pour dire que j'ai vu Refused au Bataclan, et que bien que je rêverais de pouvoir te dire que j'ai détesté, ou qu'au moins j'ai trouvé ça bof, ça m'aurait fait du bien, ben même pas c'était énorme, c'est pour ça que je suis en colère un peu, bordel. Si je peux même plus me fier à mes principes mesquins, où va le monde. Bouges pas je te raconte.

La place était réservé depuis un petit peu avec Sardis et Chouchoune, à savoir ma petite soeur et son damoiseau, et on ne cachait pas notre impatience. SNAFU, the Bots et surtout les cultissimes Refused, à 10 minutes à pied de l'appart. Bon 15 bonnes sachant que j'avais une cheville en vrac mais est ce vraiment intéressant. En sortant du taf, je retrouve donc les intéressés en bas de chez moi, non sans avoir fait une bise à Jean Louis, un vieux, pote, faut pas déconner, on est pas des bêtes. On prend donc la direction du Bataclan où l'on avait prévu de retrouver plein de copains de Paris mais aussi d'Orléans qui avaient fait le déplacement en masse. On check tout le monde, on se fait la bise on boit des bières et c'est au tour de Snafu de cracher la purée.

Quintet parisien de new school HxC, j'en avais souvent entendu grand bien, je trouvais les enregistrement plutôt cool dans l'ensemble et ils n'ont pas fait mentir mes principes et idées préconçues eux au moins. En un mot (2 en faite mais bon si j'en met qu'un seul ça veut plus rien dire. Je ne peux quand même pas, tel un lycéen ordinaire, allez contre tous les grands principes de la grammaire, je fais déjà suffisamment de fautes d'orthographe comme ça) : ça rocks. C'est vénère, énergique, rock'n'roll, les gaziers ne s'économisent pas, même s'il est vrai que partager la scène avec Refused, ça doit coller le gourdin comme il faut, ça doit rendre aussi fébrile un peu. Tracks bien foufous, bonne énergie, excellente prestation des franciliens. Merci à eux.

L'heure de la pause, on file vite fumer une clope, reprendre des bières et on tente de retrouver les copains qu'on sait présent mais qu'on a encore pas eu l'heureux loisir de croiser et de biser. A peine le temps d'attraper une nouvelle bière (enfin on l'a prise mais c'était juste) et c'est à  ce moment là que the Bots se décide à balancer la sauce.

Alors the Bots pour faire court, ce n'est rien d'autre que 2 putain de Kids de 18 et 15 ans, 2 frangins de Los Angeles, petits protégés des Bad Brains entre autres. Il y a du Yeah Yeah Yeahs, du Black Keys, dans tout ça, la fraicheur en plus, et le snobisme rock'n'roll en moins. Le plus grand à la guitare, le petit à la batterie et j'aime autant vous dire que ça rigole pas. Musicalement, ça bucheronne comme il faut, et l'attitude sur scène est mortel. Juste deux kids, 2 frangins qui s'amusent et nous en font profiter. Ils occupent tout le plateau du Bataclan qui est loin d'être tout petit. Ce que ça peut faire du bien ce genre de moment dans le trop souvent morne paysage rock'n'rollien ambiant. Alors c'est sur, le constat serait surement différent s'ils étaient plus vieux mais peu importe, quand on voit de quoi ils sont capables à cet âge là, ça risque de faire très mais alors très mal d'ici 5 ou 10 ans, vous pourrez pas dire que je vous ai pas prévenu.

Pause à nouveau, le programme reste le même. Ca dure un peu longtemps, mais vu leur statut, ils ont bien le droit de se faire un peu désirer. Car oui, mes yeux ne pleurez pas, Refused s'apprête ou nous balancer son HxC super sonique dans les cages à miel, et ce soir là, valait mieux bien être accrocher à son slip.

REFUSED !!!! Tu veux vraiment que je développe ? T'es un poil lourd la bon dieu, je crois qu'il y a rien à ajouter. Manger "New Noise" ou "Razor be dead" en plein museau et même si je m'y étais préparé : AOUCH !!! Immense, la grosse grosse classe, c'est ultra furieux, ça saute partout, j'ai envie de te dire qu'ils n'ont rien perdus de leur superbe, bien que je ne les ai pas vu à l'époque où il aurait fallu. Dennis Lyxzén et ses sbires nous font l'intégrale de tout leurs meilleurs titres, j'en ai encore l'oeil humide. Un grand très grand moment de musique. Les titres sont joués sur la lame du rasoir, c'est violent, rageux et désespéré, juste comme il faut. Je sais pas ce que tu as fait toi ce soir là mais clairement, le mardi 9 octobre 2012, c'est au Bataclan qu'il fallait être, et là je me la pète un peu sinon beaucoup, parce que je ne t'y ai pas vu. Pourtant on était nombreux, enfin tant pis pour toi, à un moment moi je peux plus faire grand chose. Je distille déjà, et non sans plaisir en plus ce qui devrait te toucher je l'espère, mes petits conseils plus ou moins avisé sur les choses que j'aime bien. Je ne prétends surtout pas avoir l'apanage du bon goût (loin de là) mais ce soir là, Refused fut bonheur, joie et décadence (t'as vu je l'aime bien cette expression et te la ressort à toutes les sauces).

Fin de soirée dans une pizzeria très moyenne avec Chouchoune, Sardis, Weel et grand Max car nous avions grand besoin de nous restaurer, surtout les 2 derniers trublions qui reprenaient la route direction Orléans dans la foulée. Retour à 2 à l'heure parce que je sais plus si je t'en ai parlé mais je m'étais fait une entorse à le cheville la veille dans les couloirs du métro et que je commençais vraiment à douiller. Merci à la Suède d'avoir enfanté d'un tel monument, merci au Bataclan de cette excellente soirée, c'était cool !!!

mardi 3 juillet 2012

Gallows / Rise Against – Bataclan – 14 juin 2012


Oui, je vous vois venir là. J’entends déjà les « Putain mais Pespi Kola, quelle sale petite catin !!! Plus d’un mois qu’il nous néglige et il débarque avec ses gros sabots sans même s’excuser ». Alors déjà, je ne porte jamais de sabots, que des baskets, que ce soit bien clair. Tous les trucs de hippies genre, sabots, claquettes en cuir etc. non merci très peu pour moi. Ensuite si tu commences par m’insulter, on va pas être pote !!! Ensuite, oui, petite baisse de motivation, je te le concède bien volontiers. Je sais plus si je t’en avais parlé, mais je suis un fieffé fainéant, ceci expliquant cela, et ça me fait une première bonne excuse pour avoir rien foutu pendant un mois entier. Deuxièmement, le mois de juin correspondant à ma date d’anniversaire, je me suis dit que j’avais bien droit à une courte période de vacances, pour ce que je suis payé en plus, tu va pas m’en chier une pendule, déjà parce que ça doit être extrêmement douloureux, ensuite parce que ça doit pas être facile à manger et enfin car n’étant tenu par aucun contrat, je vois pas pourquoi je devrais satisfaire tes lourdes exigences. Et pour finir, comme je te le disais à l’instant, en juin, je fête mon anniversaire, et une fois n’est pas coutume, j’aime moyen ça, ceci correspondant du coup à une période de bilan, qui s’avère tous les ans plus ou moins le même … et qui n’est jamais bien foufou. 

Je constate sans trop de surprise que je suis toujours le même looser que l’année précédente mais avec un an de plus, et ça me fout toujours le moral un peu à plat. Mais ayé, la date fatidique est passée, elle a été fêtée plus que dignement, un peu malgré moi, mais ça m’a fait plaisir quand même, très plaisir même, d’avoir réuni tous ces popains et popines, de boire plein de White Russian, et de rentrer saoul, de partager ce moment avec des gens que j’aime quoi (j’en aime plein d’autres mais ils habitent pas tous Paris donc ils n’étaient pas là … sachant que les Zigouille Sisters, orléanaises de leur état avaient tout de même fait le déplacement et ça ça m'a fait drôlement plaisir). Voilà, pour toutes ces raisons, retranscrites pêle-mêle, j’ai fait ma couleuvre depuis un mois, mais les temps changent, les mœurs évoluent et moi je m’y recolle, pour je l’espère un peu de bonheur de votre part au moins, moi le mien, il est là, sinon je n’écrirais pas … faut quand même pas que je ré explique, j’suis pas payé tout ça, je n’ai signé aucun contrat, et accessoirement j’emmerde ceux et celles qui y trouveraient quelques choses à dire … oui, je suis un peu vulgaire et alors, agressif aussi. Pourtant, en juin, l’ami Gribouille m’a emmené quasi de force (ce qui est impressionnant quand on connaît son gabarit et le mien) à un bon concert de punk hxc, ça aurait dû me détendre ça non ? Bon, je dois bien l’avoué, il a pas eu à insisté beaucoup, Gallows et Rise Against, au Bataclan, c'est-à-dire à 7 minutes à pied de chez moi, j’aurais été un petit peu con de refuser.

Le Rendez vous est pris à 18h45, chez moi, histoire d’y laisser quelques affaires, un concert au Bataclan après le mois de mars, quand on connaît leur système de climatisation, tout relatif, en général, t’essaie de voyager léger. 19h10, Gribouille débarque chez moi, ce qui est, je dois bien l’admettre, fortement irritant (quoi qu’on fasse, Gribouille est parfaitement incapable de se tenir à un horaire, c’est presque une maladie chez lui). Ouverture des portes à 19h donc début de concert vers 19h30, déjà on est à la bourre de base. On ne tarde pas à tracer, non sans avoir fait le bec à ce bon vieux Jean Louis,  car il est important de ne pas négliger ses vieux amis. On arrive pile pour le début du concert, le temps de choper une binouze (une chacun t’inquiète) auprès de la jolie et gentille serveuse (je précise car c’est pas toujours le cas, elles sont très souvent jolies, moins souvent gentilles et souriantes) et Gallows crache la purée.

Alors Gallows, je les avais déjà vu 2 fois par le passé, mais pas depuis que sieur Frank Carter. La pile électrique roux et tatouée qui officiait au poste de hurleur en chef de la horde londonienne, s’est barré et à laissé sa place à Wade McNeil, un gros ourson canadien, ancien frontman d’Alexisonfire. J’avais hâte de voir la nouvelle formule. Musicalement, pas de révolution, c’est du Gallows : maîtrisé, sale et agressif. Bon j’ai toujours été un poil déçu par le chant en live de Gallows, que je trouvais en dessous des skeuds, mais Carter compensait par une énergie et une rage folle et incontrôlée. Là c’est l’inverse, voix plus maîtrisée mais jeu de scène plus sur le charisme (ça on peut pas le renier), de son chanteur et de son attitude plus NYC HxC. Après la voix, plus gutturale, moins écorchée, m’emmène moins aussi, mais bon Gallows reste Gallows et ça poutre sévèrement. Une bonne leçon de rock’n’roll enragé et brutal de 45 minutes, envoyé avec les tripes, sans trop de chichi. Plutôt classe !!!

Pause clope, le temps de croiser un vieux pote, avec qui je traînais pas mal la première année en Écosse et que je n’avais pas vu depuis, le hasard fait drôlement bien les choses, et putain ça fait bizarre un peu quand même. On reprend des bières à la jolie serveuse qui est toujours aussi gentille et souriante malgré la chaleur et l’odeur aigre de transpiration pubère … qu’on se le dise, le public de punk rock un peu  « mainstream » comme peuvent l’être ses 2 groupes est pas bien vieux. Et quand je dis mainstream, c’est pas un gros mot, ça veut juste dire groupe de punk rock qui vend encore beaucoup de disque. Cela ne retire aucunement la classe et la sincérité de ses musiciens et de leur formation. Ce qui n’est pas toujours le cas, et bon nombre de groupe devrait un peu plus s’en inspirer de cette attitude (spécial dédicace aux coreux parisiens, qui me régalent à chaque concert de leur plus belle coupe de coiffure, cœur sacré mis en évidence par un t-shirt col V un peu ample et leur tout nouveau slim Diesel … putain de poseurs tiens !!!).

Viennent ensuite les messieurs de Rise Against. Eux je les avais encore jamais vu mais ça faisait un moment que je me disais que ce serait bien à l’occaz. Moi j’avais laissé passer cette opportunité là, heureusement que La Bugne avait pensé à moi.

Rise Against envoie donc la sauce. Et ben tout ce qu’on peut dire c’est qu’ils sont pas là pour rigoler … enfin si ça se prend pas la tête MacIlrath et sa bande nous balance le gros modern punk hxc bien catchy avec « le cœur, la tête et les couilles », comme dirait le Victor Hugo sur une jambe de la Seine Saint Denis. On sent bien que les mecs s’amusent, ne trichent pas, et balancent un à un tous les tubes de leur jolie discographie. Et comme je m’y attendais, c’est ultra carré, bien que ça saute partout et que ça court dans tous les sens. Ils nous offriront même 2 rappels (dont un avec MacIlrath tout seul avec sa guitare à bois à nous jouer quelques unes de leurs belles balades) de 10 bonnes minutes chacun. C’est classe … en même temps c’est ricain donc bon, faut il y voir un lien de cause à effet. Un groupe que je voulais voir et je regrette pas d’avoir honoré l’invitation de Gribouille. What a huge gig !!! Ca va vraiment tout droit de bout en bout, avec sincérité et générosité, l’orchestre nous fait vraiment bien sentir qu’ils sont là pour prendre du bon temps avec nous et c’est ce qui se passe. Groupe injustement peu connu chez nous, avec des concerts comme celui-ci, ils risquent d’en rallier plus d’un à leur cause. Je crois que c’est la 1ere fois qu’ils jouaient les têtes d’affiche à Paris et c’est à se demander comment ça ne s’est pas fait plus tôt, parce que ça fait quand même quelques albums qu’ils mettent un peu la clim.

Rentrage à pied chez moi (j’habite à 5 minutes du Bataclan ce qui est fort agréable ma foi dans ce genre de situations), achetage et mangeage d’un petit chinois à emporter pas très bon (ce qui est assez usuel dans ce type d’établissement, déjà on est pas tombé ni malade ni mort, ce qui est une bonne chose en soi). Putain de concerts, belle salle chaude et humide comme d’habitude, une fois n’est pas coutume, serveuses fort agréables (je sais plus si j’en ai parlé de ça). Un bien chouette moment. Cimer La Bugne du fond du cœur !!!

mercredi 1 février 2012

Burning Heads / Dead to Me / The Traders – La Bellevilloise – 24 janvier 2012


Oui je commence 2012 en en branlant pas une. 2 malheureux billets pour janvier, c’est une honte !!! Et j’ai honte mais malgré tout j’ai quand même bien envi de t’adresser un message qui est le suivant :

CHHHHHHHHHHHHHHHHUUUUUUUUUUUUUUUT !!!

Ce qui va faire plaisir à Sardis, à n’en point douter, car il faut savoir que c’est une de nos allocutions favorites. Vous essaierez vous aussi, un bon gros « chut » des familles bien placé fait toujours son petit effet. Je vous le conseille particulièrement dans les endroits légèrement bruyants mais aussi où vous connaissez tout le monde afin de s’assurer qu’aucune réaction trop violente ne puisse être suscité. Revenons à nos moutons et donc au fait que je suis un ramier. Je viens de passer un an à t’expliquer que je n’étais qu’une fieffée couleuvre, que moins j’en fais, mieux je me porte. Alphonse Allais, grand homme de Lettre (avec un L majuscule siouplé) français, qui était aussi drôle que normand, ce qui n’est pas peu dire, a défini mon fonctionnement : « Ne remet pas à demain ce que tu peux faire après demain ». La procrastination n’est pas qu’un défaut, c’est surtout un mode de vie. Et puis tu devrais pas trop te plaindre surtout aujourd’hui que je m’y colle. Que tu viennes gueuler quand je poste rien pendant 15 jours (comme cela vient de se passer), je ne peux que m’incliner et m’y mettre. Mais te mettre à braire au moment ou justement je prends la plume (attention, je te vois venir avec tes gros sabots et ton humour grivois, si j’en venais à te dire que j’aurais bien besoin de me la faire tailler, tu y vois bien ce que tu souhaites). Et ce nouvel article pour la meilleur des causes : celle du punk rock et des copains. Du punk rock, ben c’était un peu le thème de la soirée, et des copains ben y en avait pas mal donc c’était chouette.

En ce mardi soir pluvieux, je rejoins mon popain Djodjo (et de un) qui non content d’aimer la guitare et le rock’n’roll, habite à moins de 5 minutes à pied de la Bellevilloise. Un verre d’épine plus tard (Jean Louis était là lui aussi), on se dit qu’il est plus que temps de se rendre à cette belle soirée de musique à guitares velues. Petite clope avec Dudu aka l’ingé son des BH, on rentre et j’ai juste le temps d’attraper une binouze pour Djodjo, Dudu et moi (une chacun t’inquiète) avant que The Traders ouvre la danse.

Power trio lyonnais de pop punk acidulée mais quand même avec une voix dans le froc. Et bien excellente surprise. C’est parfois rythmiquement  des fois un peu limite (« ah ouais ce break là tu finis comme ça ?? ») mais c'est bien trouver un défaut et commencer par ça. Sinon ça a la pêche, c’est fun mais quand même vénère et putain de bordel de merde le petit moustachu à la guitare et au chant ça rigole pas. Grosse grosse voix, une chouette découverte.J’ai drôlement hâte de revoir ça avec un peu plus de répète et de scène dans les pattes parce que déjà là ça roxe. Petite mention spéciale au fameux moustachu sus nommé, qui m’a gratifié d’un câlin lorsque je lui ai confié que j’étais très très fan de sa voix. Qui a dit que les punk rockers n’étaient que des brutes épaisses, avides d’alcool et de stupre ? Le punk rock est Amour.

Petit pause, retrouvage et taillage de bavette avec le reste des Burning, notamment mon keupain Teumy aka Bender qui, non content d’être technicien avec ces messieurs, fait aussi de la guitare avec votre serviteur dans Mismeasure of Man. Anecdote qui mérite d’être soulevée car bien que nous jouions dans le même groupe, vu ce qu’on répète ces temps ci, ben y avait une paye qu’on s’était pas vu et ça fait plaisir.

Viennent ensuite les Dead to Me. Comment résumé cela en un mot ? Américain !!! Voilà tout est dit, on parle de punk rock, ils sont américains et signés sur FatWreck, de fait, ils défoncent un cul. C’est vénère comme il faut, en même temps ultra mélodique. Tout est super maîtrisé, on voit que la scène est un terrain de jeu qu’ils ont parfaitement dompté. Du bonheur … quand, comme moi, tu aimes le punk rock bien entendu. Même mon popain Djodjo, qui, sans y être réfractaire, n’est pas ce qu’on appelle un fan de ce genre musical, passe une super soirée. Que demande le peuple.



Re pause, rencontrage d’autres popains (Lélène et Simon, Vince Baxtou, j’ai aperçu Shelvis de loin, etc…). Puis arrive le moment fatidique pour les vieux brisquards d’Orléans (hey comme moi). Et ben dans la lignée de cette soirée fort sympathique : un putain de concert. Les BH sont en grande forme (Pierre, pour un mec qui avait mal au dos il s’est bien donné comme il faut) et nous régalent d’un grand moment de musique. On passe par toute la discographie, du tout neuf au très vieux, du hardcore mélo à l’ancienne au reggae rock que Joe Strummer n’aurait pu renier. Ca joue vite, fort et précis. Tomoï est plutôt remonté derrière sa batterie et nous régale de quelques bons mots dont il a le secret. Et de surcroît ça joue fort longtemps. On est parti vers minuit, la faim commençant à nous tenailler les boyaux avec Djodjo, ça faisait bien 1h20 qu’ils étaient sur scène. Une fois n’est pas coutume, les Burning Heads nous prouvent, s’ils avaient besoin de la faire, qu’ils ont quand même furieusement la classe.


Crédit : le copain Alfred Foto from Orlinz la chaude



Première sortie pour moi à la Bellevilloise, super lieu, bières chères mais ça va, serveuses agréables et souriantes en plus d’être jolies, 3 putains de très bons groupes. Encore une belle soirée tiens !!!

jeudi 24 novembre 2011

Ze Ouf Festival – Chewbacca All Stars / King Salami and the Cumberland 3 – Salle des fêtes de St Jean de la Ruelle – 19 novembre 2011

Rho la vache, j’suis drôlement fainéant en ce moment. Un seul post en novembre, on peut même dire qu’il y a presque un peu d’abus. Je devrais avoir honte tout ça, et ben même pas. Enfin si un peu quand même mais pas trop quoi. Je sais pas ce que j’ai, le changement de lune, le manque de vacances, tout me saoule, j’suis pas des plus agréable à vivre, j’fais un peu de merde, tout se barre en sucette quoi. Mais, avec l’aplomb des braves, je dresse la tête et essaie de sauver les meubles. Après presque 3 semaines de silence, je prends enfin le taureau par les cornes pour vous pondre un nouveau pamphlet. J’ai toujours un peu d’avance donc c’est cool. En même temps, à la vitesse ou je poste, j’aurais oublié la moitié des trucs dont je veux vous parler avant même de l’avoir fait. Si vous souhaitez m’aider dans cette interrogation existentielle sur mon moi profond, soit vous êtes psy et alors là faut qu’on discute, soit vous l’êtes pas et alors là je suis preneur de tout vos conseils. A noter que j’ai déjà contacté le professeur Abdelak N’Gogi, excellent vaudou guérisseur direct, expert mondial, diplômé dans la magie noire, ben j’ai rien eu. Ni fortune, ni être aimé, que dalle. Y a bien que la santé qui tient la route et c’est même pas grâce à lui alors merde !!! Billet moyen drôle, limite relou, genre « Putain mais Pepsi Kola, tu fais rien qu’à te plaindre, alors que nous on vient là pour se poiler un peu ». J’peux peut être tenter le coup de la blague … non ?? Vous êtes sur ?? Non vous avez raison, j’en ai même pas qui me viennent à l’esprit.

Je suis aussi vide que le cerveau d’un candidat de Secret Story, ce qui n’est pas peu dire. Oooouuuuuuuuh si si, en parlant de téléréalité tiens, vendredi dernier, petit kebab post répète chez Weel avec Gueuhu, Vanou (aka madame Weel) et Elo (aka son beau frère), on est tombé sur une brillante création TF1 vidéo (certainement un ressucé d’un concept étasunien ou grand breton de haute volée. Vous noterez à quel point l’anglo-saxon à très clair une bonne dizaine de longueur d’avance sur nous en ce qui concerne la télé poubelle … putain après le sport et la musique, encore un point où on est incapable de faire le poids) qui existe depuis quelque temps déjà mais que je n’avais jamais eu l’immense plaisir de visionner : L’Amour est Aveugle. Quel concept magnifique. Tu fais du speed dating dans le noir, tu choisis ta moitié sans l’avoir vu et ensuite, une fois que tu l’as vu, tu décides si tu veux continuer ou non. Simple et efficace. J’ai notamment énormément apprécié la rencontre de Natty et Mike. Elle avoue qu’il lui arrive d’appeler des gens au hasard dans les pages blanches en leur expliquant qu’elle se sent seule et qu’elle a besoin de parler (et elle m'a fait drôlement peur, genre elle congellerai les enfants de son quartier après les avoir sodomisé à l'aide de son flexible d'aspirateur que je serais pas surpris), lui est d’après ses propres termes est « un beau gosse à l’intérieur du cœur », et ce malgré son fort « stravisme » (il fait vachement moins peur que Natty mais beaucoup plus rire). Et pour ceux qui avait mieux à faire un vendredi soir (ce qui n’est pas compliqué je vous le concède), vous avez tout de même sa « compo de lui qu’il a créée » (vous avais-je précisé que le jeune homme était DJ ? ), qui fut à n’en point douter, un immense moment de télévision. Tout ça pour en arriver où. Et bien pour en arriver au fait, qu’une soirée télévision dans le week-end c’est amplement suffisant et qu’il faut donc que je trouve un truc à faire samedi.

Enchaînement de dingue pour en arriver où ? Et bien pour en arriver à Ze Ouf Festival, qui accueillait cette année le 2e soir : les grand Chewbacca All Stars from Orlinz City la Chaude et le sieur King Salami et son Cumberland 3.

On forme donc une bonne team au départ de la Ferté composé dans l’ordre d’apparition : des Dadu’s Brothers et de Chaminou et Max, de herr Bichon et des Golite Sisters, à la bourre, comme d’hab’. On passe chercher Chouch (aka ma petite sœur) à la gare d’Orléans puis direction la salle des fêtes de St Jean de la Ruelle, transformé pour l’occasion en temple du rock’n’roll, le temps d’une soirée. On gamelle quelques bières sur le parking et direction … le bar de la salle pour gameller d’autres bières en attendant les Chewbacca.

Les Chewbacca qui joueront sous une nouvelle formule ce soir. Exit l’orgue, en atténue le côté soul Motown, on se pointe à 3 et on vous balance du gros rock garage teinté de soul quand même mais moins propre qu’Ottis Redding et Stéphane le Merveilleux. Ca sent la bière, le cambouis et la sueur. Et un power trio, quand c’est powerfull comme cela, je ne peux qu’applaudir. J’avoue avoir été sceptique avant de voir. J’avais pu voir 2 ou 3 titres live assez récent sur GrosTube et ça m’avait pas mis dingue, mais en faite, ben à voir en vrai ça a grave la classe. Bravo messieurs !!!


Arrivent ensuite King Salami and the Cumberland 3. Quatuor londonien composé d’un français (le grand cousin des Dadu’s Two) à la batterie, d’un japonais à la basse, d’un anglais (qui avait d’ailleurs bien une sale gueule d’anglais, comme je les aime) à la guitare et d’un réunionnais professeur de tennis au chant, et qui balance un bon vieux rockabilly sous amphet. Chaque personnage dégage un putain de charisme, ils sont tous plus fous les uns que les autres, costumés de fripes tout droit sorties d’un teen movie des 60’s, et surtout il nous balance un rockabilly, tirant sur le garage, complètement halluciné et hallucinant. C’est drôle et vicieux et on est très rapidement saisie d’une irrémédiable envie de remuer les genoux, ça a un côté hyper frais, ce qui vaut la peine d’être souligné quand on joue de la zik qui a maintenant plus de 60 ans. J’ai acheté le dixe que j’ai pas encore écouté mais je vous tiendrais au jus. Amis orléanais, j’ai même cru comprendre qu’ils devraient repasser dans notre bonne vieille citée dans peu de temps, concert à ne pas rater. King Salami vaut le détour à lui tout seul, ce mec est tout simplement fou : yeux exorbités, pas de danse sortis de nulle part, un grand moment de rock’n’roll.

Des copains, des bières, des sandwiches jambon-beurre-cornichon, du putain de rock’n’roll. What else ?


jeudi 27 octobre 2011

Incise / Ignited Farts / Sofy Major – Astrolabe (Orléans) – 22 octobre 2011

En général, c’est plutôt le vendredi où on sait pas trop quoi foutre, ça s’organise toujours sur le pouce, et parfois, rien ne se fait et tu restes tout seul comme un gros lops devant Thalassa, Taratata ou les Ch’tis à Ibiza (qui vaut très largement le coup d’œil si vous ne l’avez jamais fait … du très très haut niveau). Bon je vous l’accorde, ça ça reste assez rare. Pas tout seul tout du moins. Ne me ment pas, je sais que tu trouves toujours un copain ou 2 pour regarder NRJ12, le vendredi, vers 21h. J’aimerai quand même revenir à ce merveilleux programme, signé Alexia Laroche Joubert (les amateurs du genre apprécieront) et W9, j’ai nommé : Les Ch’tis à Ibiza. De mémoire, je ne me souviens pas qu’il m’est été donné de vivre pareille expérience. 9 congénitaux (c’est pas le fait qu’ils viennent du Nord, je ne fais pas ce genre de raccourci hatif, mais non, ils sont juste très très cons, ils pourraient venir de n’importe quelle région de France ou de Navarre, cela n’enlève rien, ce sont très clairement de profonds demeurés, que la production est même bien souvent obligé de sous titrer) exerçant un métier de la « night » sont envoyés à Ibiza pour faire carrière. A pleurer de rire !!! Je vous ai fait un petit florilège de quelques répliques, je me tais et vous laisse savourer :

«J’avais jamais vu un avion réel comme ça devant moi. Sauf à la télé.», Daïna, 22 ans, caissière/danseuse (quel beau métier)

«Mon secret: c’est la chemise ouverte. Et comme ça, je vends du rêve.» Vincent, 20 ans, barman.

«Je me voyais déjà dans la Pacha en train de pomper l’eup [sic].» Céline, 24 ans, mannequin/vendeuse (malgré le visionnage d’au moins 3 épisodes sur les 25, je ne sais toujours pas qui est ce fameux l’eup)

« Tu veux me marier avec moi » Christopher, 24 ans, charpentier/gogo danseur (à un moment ça ne s’invente pas)

Ils sont pas beaux ??? Hein franchement ?? Vous noterez l'intellectuel à gauche ... mais si, comme dans les flims pornos, c'est celui qui a des lunettes !!!

Vous avez sûrement besoin d’un peu de temps maintenant … pour vous remettre … j’ai regardé 2 ou 3 fois, dites vous bien que ce que je fais là, c’est rien que du teasing, des phrases comme ça, c’est 15 à la douzaine, le cauchemar de Louis Nicolas Bescherelle. Une vraie honte télévisuelle. Je ne m’expliquerais jamais quel est ce besoin irrépressible qu’ont certains d’étaler devant la France leur sottise profonde, leur ignorance et leur médiocrité. Une émission qui vend du rêve : je le sais bien, toi comme moi, des fois, souvent même, on se sent un peu nul, genre notre vie est toute pourrie, je suis un gros loser. Un conseil : matte de la téléréalité, ça flatte l’ego. Quand je vois ce genre de trucs, je me dis que ma vie est vraiment passionnante. Merci W9. Tout ça pour dire que ce vendredi là, j’étais en concert avec Welcome Noise donc pas de soucis, soirée bien occupée. Mon inquiétude c’est alors porté sur le lendemain, personne à la Fertooze, qu’est ce que je vais bien pouvoir faire. Et là, merci les popains de Music and Co (Spookshook, Incise, etc.) de nous avoir pondu un bien chouette gig comme ce soir là, c’était mortel : Incise, Ignited Farts et surtout Sofy Major pour 6€, fallait être très occupé ou digne d’être casté pour l’émission dont je viens de vous parler pour ne pas s’y rendre. Arrivé à l’Astro à 20h30 pile, je croise Tinmar (qui jouait avec Ignited Farts donc) et Laura, sa douce, à l’entrée. On papote, on fume des clopes, Mehdi, Fafane et Charlotte nous rejoignent, on claque nos 6€, on attrappe une binouze et il est déjà l’heure pour Incise d’envoyer la purée (au sens figuré bien sur, c’était un concert, pas une soirée performance porno chic).

Incise, quatuor de HxC de Malsherbe, avec 2 Spookshook dedans, et qui doit pas aimer Agnostic Front, Madball, Hatebreed et toute la scène HxC East Coast. On se croirait à New York (comme l’indique le jersey des Knicks du bassiste). Premier accord, c’est la guerre. On dira ce qu’on voudra, Incise c’est viril et franc, ça passe pas par 4 chemins, ambiance coup de genoux dans les bourses, on est fier d’être qui on est et ceux à qui ça plait pas : fuck off !!! Un très bon moment, je connaissais parce que Quentin et Simon sont des copains, mais que de nom. J’avais entendu 2 ou 3 trucs rapide sur le net mais c’est tout. Excellente découverte du coup, du bon hardcore des familles, à l’ancienne, sincère et sans chichi : la classe.

Viennent ensuite les Puceaux Sauvages aka Ignited Farts. Eux je connais très bien c’est la mille-fa Misman Prod, donc pas de surprise mais plutôt une confirmation : ces sales petits cons sont doués et en plus ils progressent (contrairment à moi et mon orthographe déclinante). Pas de temps mort, Tinmar martelle sa batterie comme un beau diable, Tom hurle sa rage (et il a fait des progrès l’enfoiré la vache) et Clément … joue de la basse. Parfait donc rien à dire. Bravo messieurs

On fini donc avec Sofy Major. Power trio clermontois de post HxC noisy aux élans screamo, et aux forts relents stoner également. J’avais pas mal entendu parler et plutôt en bien. Impression confirmée d’entrée de jeu. J’ai acheté le skeud au bout de 2 titres live. Une énorme tuerie. Je sais pas ou tu étais samedi soir mais c’est à l’Astrolabe qu’il fallait être. Sofy Major, c’est un peu le rejeton illégitime de Kyuss et de Unsane. C’est gras et lourd, ça vocifère tout ce que ça peut, les gaziers ne voient pas à l’économie et nous gratifient d’un set franc du collier, énervé, massif, enfin mortel quoi. Une super découverte, s’ils passent près de chez vous, foncez vous ne serez pas déçus. Bon si vous aimez pas le rock’n’roll qui en a dans le pantalon, c’est sur, ça va moyen vous plaire, mais sinon, c’est la grande, très grande classe. Chapeau basque les gars.

Au final, une belle orga Music&Co, comme toujours avec eux en faite, un Astroclub pas bondé mais bien rempli, que des très voir très très bons groupes, des popains, une putain de soirée, comme quoi, l’improvisation, ça a du bon.

jeudi 25 août 2011

23 août 2011 - Hot Water Music + Make Do and Mend – Nouveau Casino

Alors là c’est ce que j’appelle de l’actu de dernière minute. On dira ce qu’on voudra, je suis une grosse couleuvre, que je procrastine comme une sale catin dès que je peux mais là, merde, une chronique d’un concert, 2 jours après le dit concert, je suis on ne peut plus réactif … Qui a dit "pour une fois." ???

Ah ouais, c’est comme ça que vous le prenez. Mais moi si je veux, demain, j’vous fait des chroniques sur des trucs pas du tout du moment … Bon d’accord, je fais toujours des chroniques sur des trucs sortis depuis des mois, voir même des années … voir même des siècles, eu égard à ma dernière chronique littéraire (dit comme ça, ça claque non ??? Je fais des chroniques littéraires … comment j’me la pête !!!). Tout ça, tout ça, ça nous ramènera pas Mike Brant, et surtout ça raconte que de très loin tendance pas du tout, cette bonne petite soirée concert au Nouveau Casino. Je vous l’accorde, mon introduction du jour est assez peu inspirée, mais je vous répondrais alors ce que Napoléon avait répondu à ses généraux, la veille de la bataille de Waterloo, entre la poire et le fromage … d’ailleurs vous remarquerez la propension du peuple français à se faire gouverné par des personnes de petite taille, extrèmement nerveuses, issus de l’immigration, ce qui malheureusement ne les rend pas plus tolérants, et surtout compétents … enfin … La réponse de Napoléon (qui comme tous les latins pur souche, corses de surcroît, avait le sang chaud) à ses généraux, disais je, avant qu’une fois encore je ne m’interrompe moi-même, la veille de la Grande bataille de Waterloo, ces fameux généraux qui lui signalaient qu’ils allaient sûrement pas être au mieux face aux anglais et à leurs Alliés, manquant d’organisation et de cohésion (le principe de plan de formation professionnelle étant encore assez vague à l’époque) et oubliant quelque peu nos amis à casque à pointe venant de Prusse (oui oui les Prussiens), je cite donc : « Mais je vous emmerde mes p’tits potes, c’est qui qui commande ici. Va falloir voir à pas trop me marcher sur les noix les gars, c’est moi le chef et, de part le fait, je fais tout qu’est ce que je veux » (vous constaterez d’ailleurs les lacunes grammaticales du petit Empereur corse, je suis désolé, je déforme pas, je relate). Soit, d’accord mon introduction est pourrie, vous m’en voyez désolé mais je fais ce que je peux.

Revenons à nos moutons donc. Car en ce mardi soir, nul n’est question de bagarre, a part dans le pit. Ce soir, accompagné de Ginger Balls, qui avait fait le déplacement de sa Sologne profonde, et de la charmante Léna, qui avait elle fait le déplacement de sa Bavière profonde, ce qui est pire, vous en conviendrez, nous sommes allez voir une chouette soirée concert, proposé par 2 orchess' étatsuniens : Make Do and Mend et surtout Hot Water Music (en vedette américaine, terme on ne peut plus à propos dans ce cas).

Le rendez vous est pris à 19h15, devant l’entrée, n’étant qu’à 10 petites minutes à pied du club, je me permet donc d’être en retard, et on finit par se retrouver tous dans la queue aux alentours de 19h30, horaire d’ouverture des portes, mais on poireaute une dizaine de minutes de plus, l’orga étant encore plus en retard que moi. Une binouze, une clope dans l’aquarium (en compagnie du batteur de HWM et du chanteur guitariste de MDaM) et c’est au Make Do and Mend d’envoyer la purée, ce qu’ils font d’une main de maître. Bon, je vous l’accorde, la première chose qu’on note c’est que les petits gars de West Hartford, Connecticut, ont du beaucoup écouter Hot Water Music et plus généralement les prod' du label No Idea. Après, ils profitent de la surprise et on passe un super moment, les compos sont léchées mais sans chichi, ça joue avec ses couilles juste ce qu’il faut pour que ce soit classe et non vulgaire (un grattage de couille distinguée durant une partie de polo du dimanche AM à Windsor plutôt qu’un ponçage de bollocks vulgaire sur le parking de Speedy de Charleville Mezière un samedi soir de rodéo tuning … si ça vous permet de situer en quoi j’estime que jouer avec ses couilles ça peut être classe). J’ai adoré, et je suis même reparti avec leur compact disc (HWM, il me manque plus grand-chose, je leur ai déjà donné plein de sous). 45 minutes de pop punk mélancolique ou de punk rock emo, comme vous voulez, mais classe, grosses guitares dehors, basse tourbillonnante et grosse voix rocailleuse : LA CLASSE (comme LE Big Mac comme on dit en France et qui amuse tant Samuel et John) !!!

Après un cours entracte, nécessaire à la mise en place et au line check, un morceau de musique mariachi retentit dans le petit club de la rue Oberkampf. Ils sont là grands, beaux et forts (sauf le bassiste … enfin il est là mais pas très grand ni très beau, par contre très fort … à la basse). En plus, j’suis content car l’ancien batteur est de retour. Presque 20 ans qu’ils sillonnent le monde pour nous réjouir de leur punk rock catchy en diable, ultra efficace, des mélodies et contre champs de fou, des dieux en quelques sortes (bon il y a bien eu une petite pause au milieu mais on ne leur en tiendra pas rigueur). Non peut être pas non plus, mais des putains de bons musiciens avec lesquelles chaque disque, chaque concert, est un régal du début à la fin. Et même si ce soir, ils m’ont un peu déçu ça reste quand même un putain de gig. Mais ouais je reste quand même un poil sur ma faim. Déjà, ils ont joué tout juste une heure rappel compris, ils ont joué beaucoup soit du tout neuf tout neuf, soit du très vieux, et sont passés un peu à côté de leurs gros tubes. Et puis bon, moi un concert de Hot Water Music sans God Deciding, c’est forcément un moins bon concert de Hot Water Music, tellement ce morceau est pour moi le tube ultime, celui que n’importe quel groupe de musique un tant soit peu rock’n’roll rêve de composer, sinon c’est que c’est vraiment des gros naze et je les enverrais directement en exil à Sainte Hélène pour revenir ce à quoi nous faisions allusion en début de chronique (et blam je te recase le lien introduction/chronique, tardivement soit, mais tout vient à point à qui sait attendre). Bon ils en auront joué quand même du tube, du sing along mais pas suffisamment à mon goût.

Comme d’hab’ au Nouveau Casino, serveuses plutôt jolies (et agréables en plus et ça c’est pas toujours le cas), bières très chères et pas bonnes (comme toujours), un chouette public plutôt nombreux pour un mois d’août et 2 putains de bon groupes. Quand je serais grand, j’voudrais être punk rocker américain !!!

mercredi 20 avril 2011

Festival Cool Soul - Bataclan - vendredi 08 avril 2011

Coup de fil de Julien Road to Yell (c’est pas lui qui chantait avec Michael Youn sur « Parles à ma main » hein, c’est un pote qui à une boîte de régie de tournée, c’est tout) le dimanche précédent :

Julien RTY : Hey mec je serais sur le Cool Soul Festival au Bataclan avec Scott H Biram, vendredi prochain, j’te mets des invit’ ?

Pepsi Kola : Mais grave mon vieux, on se voit vendredi. Oï …

Donc en plus de voir une belle soirée concert, je ne paye pas ce qui est ma foi plutôt fort agréable, tout du moins pour mon porte monnaie, ainsi que pour les relations avec mon banquier. Rendez vous pris avec Sard, Chouch, Gribouille et Chachate, car j’avais DES invits ce qui est d’autant plus agréable que j’ai pu emmener des copains. Donc avant toutes choses, cimer mon Juju, c’était grave cool de ta part.

Le festival Cool Soul donc, et une sacré de putain d’affiche pour amateur de rock’n’roll, au sens noble du terme : Cool Kleps (qui organisait la soirée … from Orlinz la Chaude), The Legendary Tigerman, Restavrant, The Bellrays, Scott H. Biram et pour conclure The Jim Jones Revue. Ca en fait du monde et du beau par-dessus le marché.

Bon comme ça commençait à 18h, évidemment, on est arrivé en retard … retard augmenté par le fait que Chachate et Gribouille son juste incapable de se tenir à un horaire mais c’est un autre problème. On rentre donc dans le Bataclan vers 20h pendant Restavrant, ce qui tombe pile poil car Juju m’en avait parlé au tel et m’avait dit qu’il ne fallait pas rater ça. En effet, ça jambonne comme il faut. Dans la bataille on a quand même raté Cool Kleps et The Legendary Tigerman, mais rassurez vous, je trouvais une solution pour punir Gribouille et Chachate comme il se doit. Restavrant donc : duo blues rock graisseux (limite punk même), doté d’instruments improbables (la cymbale mode plaque d’immatriculation ça rigole pas) et d’autres beaucoup plus probable comme une guitare par exemple, ce qui semble être un minimum pour un groupe de rock. Jeu primaire et brutal, ambiance  « on est que 2 mais quand même on va pas se gêner de vous poser les couilles sur la table histoire de vous montrer qu’elles sont conséquente. Une belle surprise pour ma part.

Pas de temps mort, on enchaîne avec The Bellrays. Et ben The Bellrays, ça doit s’apprécier dans un stade pour prendre toute sa mesure. Grosse claque. Astucieux mélange de rock’n’roll garage teinté de soul. Le quatuor de Riverside (Californie) menée d’une main de maître par la sensuelle et charismatique Lisa Kekaula  nous en a mis pleins les feuilles. Y a tout ce qu’il faut, ça joue vénère, y a des solos de guitares à tout va et mon dieu quelle voix mes aïeux. On a même eu droit à la petite ballade bluesy, juste avec madame et son guitariste de mari. Pour l’anecdote, Lisa Kekaula a participé également au projet Basement Jaxx, mais aussi au premier album de Bloody Beatroots, qui sont tout de même, dans un autre genre, je vous l’accorde, des putains de tueries aussi.

Ca enchaîne toujours avec sieur Scott H. Biram. Celui là je voulais pas le rater pour plusieurs raisons : Juju est son tour manager en Europe, donc on avait eu les invit’ grâce à lui / on m’en avait dit beaucoup de bien / j’en avais écouté sur le net et j’avais trouvé ça chan-mé, comme disait les djeun’s il y a 10 ou 15 ans, c'est-à-dire quand moi aussi j’étais jeune / Un mec avec un look et surtout une moustache pareil ça se rate pas. Rien à dire : une bifle monumentale. Le mec est tout seul avec sa guitare, son harmonica et son pad qui sert de grosse caisse, et il ne démérite pas du tout. Un de mes moments favoris de la soirée. C’est country, c’est rockab’, c’est folk, c’est punk … C’est classe quoi. Petite note au passage : depuis ce live, j’ai de nouveau la moustache, c’est dire à quel point, ça m’a plu.

On termine avec The Jim Jones Revue. Dans la même veine que le reste de la soirée. Du gros rockab’- garage – punk des familles. Mais surtout comme tous les groupes du soir, une grande leçon de bon goût en direct du Bataclan. Du Petit Richard (Little Richard pour les anglicistes pratiquants) sous acide. D’aucun diront « Mais mec Little Richard, il prenait des acides ». Ce à quoi je vous réponds : « Fuck Off », ce qui est peu distingué je vous le concède, mais qui a le mérite d’être clair. Les anglais de The Jim Jones Revue sont les dignes décendants du MC5 et des anciens pensionnaires des studios Sun Records, 50 ans après. Y a de la musique et de l’attitude : PARFAIT. Mention spéciale pour le guitariste qui fait la moitié du set en perfecto, et le pianiste qui est aussi hystérique que sa personne est improbable. Une bonne de cours intensif de rock’n’roll, qui finira après 2 ou 3 rappels par un joyeux bordel sur une version fukushimesque de Good Golly Miss Molly, ou il seront rejoint par les Bellrays.

Bonne soirée, plein de bons groupes, bière fraîche mais bof, serveuses pas trop trop souriantes mais de la musique qui défonce : mortel quoi !!!


mardi 15 mars 2011

The Excerts + Fu Manchu – La Maroquinerie (Paris 20) – Lundi 07 mars 2011

Lundi soir, en tant qu’esthète averti, véritable homme du XXIe siècle, je prends normalement soin de mon petit corps, en allant pratiquer un sport que j’aime énormément bien que ce soit très très moyennement rock’n’roll comme sport le badminton !!! Mais bon ce soir, Fu Manchu aura été plus fort que mon besoin quotidien d’effort et de sueur. En plus j'ai sué car il faisait chaud, et vu ce que j'ai bu on peut pas dire que j'ai pas fait d'effort. Surtout un lundi soir. J'ai une théorie la dessus. La cuite du lundi soir c'est la pire de toute, car il faut l'assumer toute la semaine. T'en prends une le dimanche. Lundi matin tu appelles ton boss en prétextant un virus quelconque qui t'as cloué au lit tout le weekend. Mais celle du lundi soir, où tout le monde à bien vu toute cette satanée journée du lundi au bureau, que à part un peu de fatigue dûe aux excès de fin de semaine, tout allait bien, oui celle là, ben tu la traînes toute la semaine, et plus le temps passe, plus c'est dur à vivre.

Le Rendez vous est pris avec Bender 19h à Gambetta, pour un début de concert à 19h30 à la Maroquinerie, ça nous laissait même le temps de gameller une bière sur la route tranquilou. Normalement … car ayant été privé d’activité physique, je pense qu’inconsciemment j’ai trouvé ça bien de remonter l’avenue des Pyrénées … mais dans le sens opposé à la salle, histoire de marcher 30 minutes au lieu de 10. Car de surcroît, il nous a fallu un peu de temps avant de nous rendre compte de l’erreur. J’ai bien fait de pas venir en courant finalement.

On finit par arriver pile à l’heure devant la Maroquinerie, le temps de fumer une clope, on est en retard et on rate le début de the Xcerts. Power trio de power pop écossais from Aberdeen (le Bœuf d’Aberdden est excellent, le charolais écossais, mais je pensais qu’a part ça et mon pote Dermot, rien de bien n’était venu de cette région, ben en faite si), ce qui en fait un groupe assez « puissant » (huhuhu … ne vous inquiétez pas j’ai très sincèrement honte de ce jeu de mot. Un peu dans la veine Jimmy Eat World, ça joue bien vénère, ça chante très très bien, même si on aurait aimé que ça braille un peu de temps en temps. Une bien belle mais rapide découverte car quand on arrive 10 minutes en retard sur un set qui en dure 30, ça fait short pour bien se rendre compte, mais quand même chouette découverte.

Petite entracte donc pause clope. On retrouve Kat et Shelvis, on papote en attendant les stars de la soirée. On redescent dans la salle. Pour le groupe précédent, elle était à peine pleine au tiers, donc là sacré changement. C’est plein à ras la gueule. Petit aparté pour ces gens que je ne comprendrais jamais. Ces gens donc qui ne viennent écouter que la tête d’affiche et boudent toujours la première partie. Comment dire ?? Tas de cons. Ouais c’est ça que je cherche. Je ne comprendrais jamais ça. J’trouve ça tellement bidon comme comportement. Enfin, revenons à nos moutons (et avec ce public c’est le cas de le dire) : Fu Manchu. Autres particularités de ce public, c’est que grâce à eux pour moi, en plus d’un bon concert, je me sentais un peu comme Marty McFly. Bender jouait le rôle de Emmett Brown (Nooooooooooom de Zeeeeeeeeeeeeeus), Kat celui de Lorraine Baines et Shelvis celui de la DeLorean DMC-12. Back to the nineties : du cheveux long, du baggy XXXXL, du pull troué, la panoplie complète Grunge attitude garantie 1994’s pur jus. Assez drôle !!!

Fu Manche donc. Fond de scène : grand drap à l’effigie du groupe, avec des grosses motos. Pas de doute, ça vient du désert aride du sud de la Californie et ça va sentir l’huile de vidange. C’est gras et lourd, ça joue à mort, y a des solos de guitare dans tous les sens … Pas de doute, Scott Hill et sa bande ont l’air heureux d’être là et nous en foutent plein la gueule, et les feuilles. C’est massif et velu, ça file droit : une vraie autoroute (ou un vrai anus de porn star après le passage de John Holmes). Pas de surprise, du tube (de vaseline après l’allusion à John Holmes) à gogo, des solos : que du bonheur !!! C’est très fort, le sondier est un peu un jacky et du coup le son est pas au top, mais malgré tout quel bonheur. Putain y a pas à dire, la musique de Redneck aux States, c’est quand même autre chose qu’en France. On s’y croirait. Un son inimitable, guitares dropées en do, riffs gras et saturés. Je regrette pas d’avoir éborgner ma dépense énergétique hebdomadaire pour aller voir le combo culte d’Orange County nous jeter à la gueule son stoner rock graisseux.

Une excellente soirée si l’on excepte le fait que je suis rentré saoul un peu, que l’ascenseur était en panne et que j’ai du me taper les 7 étages à pied, et que c’était même pas une fille qui servait les bières.

jeudi 24 février 2011

7Weeks + Brokken Roses + Gravity Slaves - L'Astrolabe (Orléans) - 19 février 2011

Ma vie est toujours aussi palpitante et de surcroit cette fois ci avec des choses récentes. Incroyable mais vrai, je chronique enfin quelque chose de frais. Pas un texte ressortie des limbes (dont les oeufs ressemblent un peu a du caviar mais super salé... bon d'accord c'est pourri mais j'y peux rien sur le coup les oeufs de limbes ça m'a fait rire) de mon compiouteur, non non du tout frais. Un concert que j'ai été voir pas plus tard que sa'di dernier, veille de messe me direz vous, mais Tinmar avait fort heureusement pensé à prendre le missel dans la boîte à gant, histoire d'occuper le trajet avec quelques cantiques.

Sa'di donc, disais je,  une fois encore je ne m'interrompe de façon éhontée, le 19e de février 2011 (j'parle un peu anglais t'as vu), l'Astrolabe ouvrait ses portes à Brokken Roses, Gravity Slaves et 7Weeks. Une soirée chargée en rock'n'roll à grosses guitares.

Tinmar et Peter étant, comme à l'accoutumé venu me chercher en retard, 20h35 pile … bon on m'avait demandé de me tenir prêt à faire feu entre 20h et 20h15, ce qui en m’a pas gêné au demeurant, j’en ai profité pour me taper l’incruste à l’apéro avec mes géniteurs qui se damaient des huîtres bien charnues avec un petit Muscadet Sèvre et Maine « Schistes de Goulaine » pas piqué des hannetons. Un repas quoi !!! On part donc en retard et on arrive au final … presque à l’heure, mais un poil à la bourre quand même. Retard qui n’était pas de notre fait, il avait plus de billet papier à la caisse, il y a fallu qu’on attende.

Billet en poche, nous gravissons tel de véritables cabris les 3 étages, 1 euro pour le vestiaire et c’est parti pour 40 minutes de 7Weeks. Power trio limougeaud de rock stoner de haute volée. Ca chante comme sur les enregistrements des Desert Sessions, ça joue gras, c’est peut être pas le bonheur mais ça y ressemble. Grosse influence Kyuss et Fu Manchu en tête, du gros rock de sudiste lourd et entêtant, une bien belle découverte pour ma part. Ils ne jouent ensembles que depuis 2006 et ils n’ont pas mis longtemps à se trouver. Ils passent sur Paris début mars, il est pas impossible que j’y fasse un saut, vraiment mortel. Ca sentait le cambouis, la Budweiser tiède et la sueur, c’était gras comme un pet un jour de gastro (l’image est parlante, à défaut d’être poétique je pense). J'aurais bien acheté le dixe mais j'avais déjà tout bu mes sous.

Entracte sans fumer pour ma part (mais en buvant). Vient ensuite le all star band orléanais du moment, j’ai nommé : Brokken Roses. Dans la même veine que ses prédécesseurs, on chausse les santiags, on fait pêter le Stetson et son plus beau bandana dans la poche arrière, et on se laisse bercer par le roulis du stoner de Brokken Roses. On sent que c’est plus frais et moins naturel que pour les premiers, mais entendre la voix si caractéristique de Pierre (le mec qui chante dans l'orchestre des Burning Heads donc) sur autre chose que du punk rock, c’est quand même bien cool. Et les morceaux pur stoner, accordés très très bas genre Do, ben c’est classe !!!

Re interplateau, là, clopes, puis bière, bière, bière et encore bière, bonjour aux copains du coup bière, parlage de tatoo autour d’une bière, la belle vie quoi (oui oui je suis rentré un peu ivre).On fini avec Gravity Slaves les bien nommés, ce qui ne veut rien dire dans ce contexte mais j’adore utiliser l’expression « le bien nommé » à toutes les sauces surtout quand le contexte ne s’y prête pas. Bon concert des Gravity. Ils étaient à la maison, et ça se sentait, du coup c’était bien.

Une bien belle soirée de concert ou j’ai vu plein de copains, dont certains que je ne vois que trop peu donc c’était bien, je conduisais pas donc j’ai bu comme un trou avec Gueuhu (entre autre, et Pat aussi, et David, et ....) et c’était très bien, et j’ai écouté de la bonne musique et c'était bien.

What else … (oui oui je ressemble vite fait à George Clooney, parce que sinon j’aime pas le café).

lundi 24 janvier 2011

Mercredi 25 Novembre 2009 - Flying Donut’s + Dead Pop Club + Uncommonmenfrommars au Nouveau Casino (Paris)

Là encore au top de l'actu.

Veille de week-end pour moi (oui je suis un enfoiré, mais j’ai eu de nombreux déboire avec une livraison de canapé-lit le lendemain ce qui vous intéresse très peu, je le conçois mais quand même les livreurs des fois c’est bien des ramiers), et ce soir donc avec Sardis et Boubouille, petit concert de ponk rock américain de France, dans une jolie petite salle parisienne.

Comme à son habitude Gribouille est pas super à l’heure donc avec Sardis, on se trouve un petit rade à proximité histoire de se jeter une mousse en attendant. Il est 19h00 le concert envoie à 19h30 donc on est large. L’ami Gribouille nous rejoint, on en reboit une et du coup on arrive un peu en retard. Les Flying Donut’s ont déjà envoyé. On prend en cours mais bordel quelle claque. On pourrait penser que les Vosges c’est un peu la misère sociale, et ben les Flying Donut’s nous prouve le contraire. En fait, Epinal c’est un peu le United States of America de Lorraine. Ça joue fort et bien. Ça enchaîne tube sur tube, la grosse classe !!! Le chanteur a une voix beaucoup plus clair que sur skeud mais ce n’est qu’un détail. On dira ce qu’on voudra les power trios, quand ça joue comme ça : nom de dieu de bordel de merde !!!

Première interlude houblonnée au moment de la pause, on retrouve Weel qui est venu avec un de ses potes, ainsi que Quentin et Symon de Spookshook et l’ami Schnake. On fait une bise à notre bon vieux Dudu-Gravity qui fait ce soir le son des 2 premiers orchestres. On fume des clopes dans l’aquarium, on reboit des bières et arrive enfin le tour des Dead Pop Club.

Je les attendais de pieds fermes parce que sur dixes ça envoie le bousin. C’est carré, propre, ça chante mortel, ça joue bien mais il m’a manqué la petite étincelle pour me foutre assis par terre. Un peu déçu quoi !!! Show plus qu’honorable malgré tout du quatuor parisiens, qui, comme les Flying Donut’s avant eux, nous ont fait l’honneur d’une ou deux petites reprises bien senties.

Deuxième entracte, plus ou moins similaire à la première (bières, clopes, rencontre d’étudiant anglais à Paris bien cool, etc.).

C’est maintenant au UMFM d’envoyer le bois. Bilan « cool – mitigé – plus ». En live, Unco reste quand même une grosse tuerie, mais leurs nouveaux titres m’ont pas mis dingue. La playlist reste quand même sympa. Ça alterne entre vieux tubes et dernier album et à la fin de l’heure on en redemande. Quoi qu’on en dise, les Unco c’est quand même les plus français des Californiens, ou l’inverse je sais plus trop.

Bon concert, chouette salle, jolies serveuses, vivement la prochaine.

mardi 18 janvier 2011

Groezrock 2010


Le tour operator Misman Prod organisait cette année une sortie sur 4 jours en Bénélux, afin d’y découvrir les charmes des régions bataves et flamandes, dans une atmosphère décontractée. Départ de la Ferté Saint Aubin le 22 avril, 10h30. Etait présent pour ce trajet la fine fleur du punk rock fertésien : Weel, Sardis, Greg, John, Gribouille, Vince et votre serviteur. En gros, trajet en camion de location, à 7, aidé de rhum-orange et autres … Journée fort agréable au demeurant mais finalement d’un intérêt assez faible pour être décrite dans cette chronique. Soirée dans la capitale de l’autre pays du fromage, à profiter des charmes de ce Disney Land pour adultes.

Réveil dès potron minet (9h00 en vacances ça fait pas tard quand même, surtout après une soirée assez éprouvante), direction la Belgique et plus précisément Meerhout, un charmant port de pêche flamand à 2 pas d’Anvers (« port de pêche » c’est pour la licence poétique car y a pas la mer ici). Petit resto le midi et arrivée sur site vers 15h30. On se charge comme des sherpas népalais et on prend la direction du camping. Et c’est là que débute notre parcours du combattant : déjà près de 30 minutes pour approcher de l’entrée et encore pas loin d’1h30 pour récupérer nos sésames : les pass « camping ». Bracelet autour du poignet, on se dirige vers l’amas de tentes 2 secondes de chez Décathlon et de détritus qui fait office de campement. On s’installe, on sympathise avec nos voisins, on boit des ricards et autres joyeusetés, la vie quoi. 18h30, on se décide à aller voir des concerts de punk rock.

Cette année, il y a quand même eu de petites déceptions à cause d’un volcan islandais portant le même nom que Le guéridon rouge, page 147, du catalogue IKEA 2010. En effet, ces satanés nuages de poussières auront empêcher la venue d’entre autres Sunny Day Real Estate et de Snapcase, ce qui a un tant soit peu courroucer bon nombre d’entre nous.

Et on commence par The Real Mc Kenzies. C’était cool mais limite trop popy, j’m’attendais à quelque chose de plus street que ça. Malgré tout, ils font le boulot, c’est bourré de tube avec des gros « sing along », assez classe mais pas la grosse claque non plus. Une sympathique entrée en matière.

Après ça, direction une des innombrables buvettes afin d’étancher la soif qui nous serrait la gorge à grand renfort de bière et de Jaggermeister. Il faisait très beau et chaud et il y avait beaucoup de poussière donc c’est un besoin que nous devions assouvir régulièrement (certains plus que d’autres) … bon et puis il y a aussi qu’on a tout le temps soif. On suit de loin Caliban et This is Hell sans vraiment s’y intéresser, on casse la croûte, et on profite du magnifique spectacle offert par le soleil de plomb et les poumpoum shorts moulant des arrières trains de toutes origines qui se promènent à travers le site : Qu’est ce que j’aime l’Europe !!! Site qui a changé cette année car c’est rien moins de 3 scènes qui y sont disséminées.

Vers 20h30, on se rapproche de la Main Stage et donc de Millencolin. Le groupe de pop punk suédois sait ce qu’il a à faire et ils le font bien. Ça joue vite, c’est frais, Nikola Sarcevic et sa bande sont heureux d’être là et font partager leur bonne humeur. C’était cool. Cette 1er journée se passe pour le mieux mais par contre, la nuit tombant c’est le froid qui arrive, et mon dieu qu’on se les ait gelé cette nuit là (pour l’anecdote, en rentrant à 1h, les tentes étaient givrées).

Cette première soirée est placée pour nous sous le signe de la fainéantise et de l’alcoolisme car on aura pas beaucoup été voir les autres scènes. A la suite de Millecolin, c’est Glassjaw qui débarque. Là encore c’est à l’américaine, ça joue bien, ça chante super bien, heureux Mickey qu’on est. Et Siberian Kiss en live, Greg l’attendait, on en a tous mouillé nos slips.

Re-bière en prenant doucement la direction de la Eastpak stage (la moyenne) afin d’y voir une espèce de monument du hardcore vieille école from NYC : Agnostic Front. Et là on peut le dire, Roger Miret et ses sbires sont pas venus pour rigoler. Ici c’est la guerre. On en prend plein les yeux et plein les feuilles (plein les pieds aussi parce que le mosh est tout de même virulent). De ce que j’ai pu voir, LE concert du vendredi. L’alcool, la fatigue et une tendinite ayant raison de moi, je mate la fin de Face to Face et rentre me coucher. Grave erreur, mes copains qui sont restés pour voir Mighty Mighty Bosstones me feront un live report dithyrambique en rentrant se coucher, 1 bonne heure après moi. On boit un dernier verre de l’amitié et dodo.

Samedi réveil 9h30, je rampe en dehors de la tente. La nuit a été glaciale (genre en dessous de zéro), j’attrappe un pain au lait et une crème de gruyère en guise de petit déjeuner lorsque j’entends une voix. Je lève la tête et vois mon bon Sardis, confortablement installer dans un fauteuil emprunté aux voisins, qui me tend un Ricard et un souvenir de Hollande : la journée démarre fort. J’émerge doucement, fini mon petit déjeuner qui m’avait été si gentiment préparé et on est reparti.

Ce qui est compliqué avec ce séminaire Misman Prod chez nos voisins d’outre Quievin, c’est la gestion de l’effort. Il faut pouvoir supporter un état second durant plus de 72h, l’irrépressible sentiment que son corps et son esprit ne sont plus solidaires, mais passée cette première appréhension, c’est bien.

On débarque sur le site des concerts vers 10h30, et après avoir attraper le cultissime combo bière-Jaggermeister, on prend la direction de la Main stage pour voir un bout de Mute, quatuor de punk rock québécois non sans rappelé la scène californienne 90’s, Bad Religion et Lagwagon en tête. Et jouer 30 minutes à 10h45, faut être motivé … ils le sont !!!

Mouvement ensuite vers la Eastpak stage, pour prendre une grosse gifladance de la part du quintet australien from Byron Bay : 50 Lions. Leur chanteur est le frangin du chanteur de Parkway Drive, ils avaient donc fait le déplacement en famille sur le Groezrock cette année, mais Good Clean Fun et Pennywise m’auront empêché d’aller jeter une oreille à cet autre combo. En tout cas, on voit qu’ils ont grandi ensemble, avec le même son dans les oreilles : massif quoi !!!

Rapide passage devant Pour Habit : les californiens font le job et mettent le feu à la Main stage, même si celle-ci aurait pu sembler un peu démesurée pour eux, point du tout. Ça saute de partout et ils s’en sortent de bien belle manière.

On enchaîne avec the Ghosts of a Thousand que j’avais vu  moins d’une semaine avant au Batofar donc sans surprise : grosse claque dans ta gueule avec le sourire !!! Avec au passage un petit Wall of Death des familles et bon nombre de circle pits.

On s’éloigne pas trop de la Etnies stage (la petite) et on gamelle des bières gentiment.

Vient ensuite Defeater : grosse déception. Pas musicale car ça butte vénère mais le chanteur qui tend son micro à la foule 80% du temps c’est un peu relou. J’étais pas venu pour voir le public chanter. Malgré tout et quand il daigne chanter tout seul, Derek Archambault nous colle le cul par terre : quelle voix et quelle présence.

Pause déjeuner : à noter que les innombrables stands de bouffe proposait des trucs assez variés pour éviter les sempiternelles frites / fricadelle. Ils ont même réussi à faire manger des légumes à Weel, ce qui n’est pas une mince affaire !!!

Mes copains partent voir Strike Anywhere, pendant que j’attends Mariachi el Bronx, qui n’est autre que the Bronx version Mariachi avec violon, trompette, guitare acoustique, contrebasse et percussions. J’étais curieux de voir ce que ça pouvait donner, c’est chouette mais ça m’a pas emballé des masses, je rejoins donc mes bouches à saucisses devant Strike Anywhere qui passent cette année sur la Main Stage. Ils nous proposent un joli florilège de touts leurs albums. Comme il y a 2 ans, putain de concert, la surprise en moins.

On se pose ensuite devant A Wilhelm Scream, groupe dont j’avais beaucoup entendu parler mais que je connaissais finalement assez peu. Bon concert. C’est super vénère, ça joue très vite, très technique et en même temps c’est joyeux et frais. Un moment très agréable.

Retour au camping pour une petite sieste pour moi. Je rate the Boucing Souls, the Aggrolites et Rise and Fall que je voulais voir tous les trois. Saloperie de tendinite !!! Apparemment pour the Boucing Souls, j’ai pas loupé grand-chose.

Retour pour Mustard Plug : un peu chiant le concert, mais la compagnie de Weel à ce moment fut plus qu’épique. La chaleur combinée à l’alcool l’ayant émoustillé, il se promenait sur tout le site du festival, la capote récupérée le matin même à l’entrée à la main, proposant du sexe gratuit à tout le monde : un grand moment !!!

Du coup comme c’est pas ouf on va manger rapide avant de faire un tour sous la Main Stage afin d’y voir Sum41. L’age moyen sous le chapiteau vient de prendre un sacré coup de vieux quand nous arrivons. Le public est essentiellement constitué d’ados au visage bubonique. Sum41 fait le job sans plus, un groupe de rock FM. C’était marrant d’entendre In to Deep en live rien de plus. Plutôt anecdotique comme concert.

Vite retour sous la Eastpack Stage pour y voir un des concerts que nous attendions : The Bronx !!! The Bronx qui aura eu l’honneur de coucher Sardis (eux et le Jaggermeister). Au sens propre du terme. Super concert, trop fort au niveau du volume, mais la grosse classe. Concert donc qui aura été meurtrier pour nous puisque nous y avons perdu Sardis donc mais aussi Vince, qui avait confier toutes ses affaires à La Bugne. Le 1er était rentré dormir, quand au second nous le retrouverons plus de 2h plus tard couché en étoile au milieu du site, frigorifié et assoiffé.

Mouvement vers la Etnies stage, pour s’enchaîner de concert de old school des familles : Good Clean Fun et H2O. Positive Hardcore quoi. C’est vénère mais avec le sourire, dans la joie et l’allégresse, un des très bon moment du Groezrock, moins suivi que Pennywise, AFI et Parkway Drive qui évoluaient en même temps sur les autres scènes et s’est tant mieux. J’ai quand même fait un saut voir Pennywise entre les 2 gigs, histoire de voir ce que ça donne avec le nouveau chanteur, c’est Pennywise, ça change pas quoi.

Fin d’H2O, certain font du sitting, d’autres tombent par hasard sur Vince en allant chercher à boire et le ramène. Et enfin clôture en beauté avec Bad Religion. Les darons du punk mélo nous régaleront d’une playlist qui traverse les âges. 30 ans de musique et d’activisme punk rock, ça force un peu le respect, et voir ce groupe prendre toujours autant de plaisir sur scène après autant de temps : chapeau basque !!!

Dernière nuit sous la tente dans un état second, petit déj’ gras et salé pour se caler avant de ranger et prendre la route. Puis back in France. Cette année encore, une bien belle édition, et le rendez vous est déjà pris pour l’an prochain, venir y fêter les 20 ans du festival, ce qui augure de sacrées belles surprises.