mercredi 15 juin 2011

Kick Ass - Matthew Vaughn

Nouvelle chronique que vous attendez tant. Je vous ai un peu négligé ses temps ci mais c’est pas de ma faute. Déjà avec Welcome Noise (emo skate punk des 90’s comme quand on avait 15 ans) et the Nasty Monkees (allstar rock’n’roll band avec un peu de théâtre dedans), j’ai été pas mal occupé car y a eu du concert et qui dit concerts dit du coup un peu de répète histoire de pas passer que pour des glands. Ensuite, non content de faire des concert, et ben avec Welcome Noise, on a mis en boite/mixé/masterisé un nouvel EP 6 titres à paraître en septembre avec du gros son : La Californie, les Van’s, le skate, le surf et les grosses loches … En gros, on est très content du résultat. Enfin, Jean-Bite le bien nommé (non pas que son mandrin est des proportions dépassant la moyenne mais je vous l’ai déjà expliqué, j’adore cette expression.) n’a rien trouver de mieux à faire que de se marier, et, comme on est meilleurs copains, il a eu la brillante idée de me choisir comme témoin, m’obligeant ainsi à lui organiser un enterrement de vie de garçon digne du nom et donc de prendre du temps à autres choses qu’à raconter ma vie passionnante sur ce blog. Pour les lettres de plaintes et d’insultes, écrivez moi je transmettrais.

Nouvelle chronique donc d’un flim que l’on m’avait recommandé vivement : Kick Ass. Après avoir parler de Scott Pilgrim, vous fûtes nombreux à me recommander chaudement le visionnage de cette bande. La FNAC faisant des soldes avant l’heure, je me suis donc offert ce sésame que je m’en vais vous conter ici.

Passage obliger le synopsis.

Tout d’abord, Il faut retenir un gimmick du héro qui résume pas mal l’ambiance de ce comic movie :
« I can’t be invisible, I can’t read your mind, I can’t fly, I can’t see through the walls … But I can kick your ass ». En gros, l’histoire raconte la vie d’un lycéen que personne ne remarque, surtout pas les belettes, nommé Dave Lizewski (Aaron Johnson, le modèle des adorateurs de MILFs et autres cougars, wikipedia est ton ami pour ce petit ragot people … je sais c’est pas mon genre de fournir ce genre d’info, mais c’est le seul moyen que j’ai pour me faire repéré par VSD). Un jour, au cours d’une discussion avec ses 2 meilleurs potes, il en vient à se demander pourquoi tout le monde veut être Paris Hilton et personne Spider Man. A la suite de cela, il claque ses 200 dollars d’économie dans une combi’ de plongée verte et jaune et une paire de Caterpillar, et se décide à faire régner l’ordre et la justice à New York (mais seulement entre 19h et 2h du matin). Sa devise : « No powers. No training. No problem. ». Envoyé à l'hôpital dès sa première sortie, il ne renonce pas, et sauve ensuite la vie d'un homme, ce qui lui vaut de devenir une célébrité médiatique lorsque la vidéo de son exploit est diffusée sur YouTube. Les choses changent lorsqu'il rencontre un duo de "super-héros", Hit Girl (un gamine de 12 ans qui décapite du méchant à tour de bras) et Big Daddy (Nicolas Cage assez surprenant car plutôt mauvais acteur d’habitude) bien plus professionnels que lui, et que la pègre commence à le prendre au sérieux ...



Un mot un seul : une pépite. Matthew Vaughn à la réalisation et co-scénariste, avec Jane Goldman, d'après les personnages crées par Mark Millar et John Romita Jr. Matthew Vaughn, ce nom ne vous dit peut être rien, moi aussi avant c’était pareil. Ce qu’il faut savoir, c’est que ce monsieur est bourré de qualités. Cinématographique donc car Kick Ass est une bombe, mais, non content d’être un artiste accompli et épanoui, ce qui est déjà vachement cool vous en conviendrez, ben Matthew, ça ne lui suffisait pas. Son autre grande qualité donc, c’est sa femme car c’est le monsieur qui fait du sexe, et ce de manière très officiel avec l’érectile Claudia Schiffer. Schooooooooooooooooooowing !!!

Kick Ass est un véritable OVNI cinématographique. Un vrai film de geek amateur de comics et de jeux vidéo. En 2 heures, le réalisateur nous promène du teen movie le plus potache, au thriller le plus noir. Le début du film est même génialement caricatural dans le genre gros teen movie de la mort qui tue, avec une blague vaseuse à la seconde, ou ça parle constamment de branlette et ou les lycéennes semblent tout avoir 25 ans, ce qui confirme l’adage selon lequel les blondes à forte poitrine sont bien souvent inversement limitées intellectuellement par rapport à leur physique car 25 ans en terminal, vous l’admettrez, c’est qu’on a quand même quelques difficultés scolaires. Tout le milieu du film met en place l’intrigue. Kick Ass fini par serrer la donzelle dont il est secrètement amoureux et abandonne un temps son personnage à la demande de celle-ci. Et aux vues du physique plus que charmant de la belle Lyndsy Fonseca, on aurait tous fait pareil. Qui peut résister à ça ?



Et le dernier tiers du film devient même carrément noir et malsain. Un mafieux qui fout une peignée avec les formes à une gamine de 12 ans c’est à la limite du supportable. Les scènes de bastons sont hyper chorégraphiées, le sang gicle, les têtes éclatent, du putain de cinéma d’action.

Les personnages sont tous plus géniaux les uns que les autres : entre Dave et ses 2 potes excités de la braguette, La petite Mindy et son daron, Frank le mafieux et ses sbires. La plus part des scènes sont mythique dans leur genre : ou comment entraîner une fillette de 12 ans à ne pas avoir peur des armes à feu quand on est un papa responsable ? En lui tirant dessus tout simplement. Comment la convaincre ? Rien de plus facile, un bowling et un milk-shake en rentrant feront bien l’affaire. Ce film est vraiment bigrement intelligent. Il ne se contente pas d’être potache mais va chercher au plus profond des personnages. Le rythme est haletant, sans temps mort. Et même au moment les plus durs, le scripte nous place toujours une réplique cinglante, une action stupide, …

En gros, rien a jeter, c’est drôle, subversif, noir, sale, ça rock sévère, on passe du rire à l’émotion. Un petit chef d’œuvre peut être un peu moins au taquet « Bienvenue chez les geeks » que Scott Pilgrim, mais qui du coup réussi le tour de force de s’adresser à un public vachement plus large sans pour autant tomber dans le niais. Du vrai beau cinéma d’action, un vrai beau thriller, un putain de teen movie … enfin tout ça en même temps. Pas la peine d’épiloguer des heures, je recommande à 10.000%. C’est grand, vivement le 2.

mardi 7 juin 2011

That's unbelievable

Oyé oyé,

Nouvelle AFP qui vient tout juste de tomber. C'est presqu'aussi énorme que la prise en bouche de Strauss Kahn. Non pas que DSK soit particulièrement membré, en faite j'en sais trop rien, et sur le fond je m'en moleste frénétiquement les noix qu'il est une souche dans le pantalon ou non (avec la mousse qui pousse au nord bien sur). Il est vrai que ce serait un sujet tout a fait recevable pour un billet sur ce blogzine à savoir : "DSK est il doté d'un bras d'enfant?". Une enquête digne de VSD ou le Point. J'imagine déjà les accroches, les interviews de ses conquêtes, etc. du vrai journalisme d'investigation. Tout ça pour dire que je risque bientôt d'être obligé de signer mes proses, car j'ai un copain qui va me filer un coup de main à écrire sur ce blog. Va falloir que je change l'accroche du coup, mais bon ça veut aussi dire que ça devient sérieux. Ambiance journalisme total. Et j'vais pouvoir me la donner en racontant partout que je suis rédacteur en chef d'un webzine culturel ... Je rigole hein enfin pas pour tout, Ginger Balls (c'est son nom de star que je viens d'inventer) devrait bientôt s'y mettre.

Sur ce j'vais te dire Oï


Pepsi Kola, Président Directeur Général

NB : Et parce que c'est gratuit, et que j'ai vu Kick-Ass il y a peu (je chronique bientôt), et que la meuf du (super)héro, elle me semble sacrémement intelligente physiquement parlant, et que, de surcroît ça me fait du bien aux yeux en cette saison chargée en pollen qui réveille bien des allergies (la demoiselle c'est pas les allergies qu'elle réveille mais je ne m'étenderai pas plus, sous peine de passer pour un obsédé), Lyndsy Fonseca est une actrice brillante, elle a joué plusieures années dans les Feux de l'Amour, si ça c'est pas un gage de qualité :



mardi 24 mai 2011

Humour je précise ...



Et un billet d’humeur un. Ca faisait une paye, c'est-à-dire bien trop longtemps. Vous avez remarqué aussi que la paye, on dirait toujours qu’elle met plus qu’un mois à nous être versée, il en manque toujours un bout en fin de mois. C’est bizarre ça quand même. Presque paranormale comme expérience. Pourquoi nom de Dieu, dans lequel je ne crois pas donc je peux bien me permettre de jurer sur lui, est ce que on nous verse que l’argent pour vivre 3 semaines quand les mois en font 4 ? Etrange, sûrement un coup d’un quelconque cartel ou organisation castratrice de bonheur et de sérénité, parce que je vous jure que finir le mois à moins beaucoup trop d’euros, niveau sérénité et confort, c’est pas toujours top.

Mais là n’est pas le propos, ce billet n’est en aucun cas destiné à déballer la mauvaise gestion financière de mon ménage composé de moi-même, ce qui est déjà suffisamment compliqué à gérer. Tout ça pour dire, que d’accord je passe du coq à l’âne, mais que quand même, le djembé ben ça saoule. D’accord je vous balance ça sans transition aucune, mais les gens pratiquant cet instrument de torture viendraient littéralement me marcher sur les testicules qu’ils ne m’incommoderaient pas plus. Ca me ferait peut être un peu plus mal mais c’est même pas sur.

Et mon dégoût pour le djembé, mais aussi sa cousine la derbouka ainsi que tous leurs potes bâton de pluie, didjéridoo et autres, ne date pas d’hier. Cela remonte à une époque lointaine, où j’étais adolescent ou un peu plus. Dans ses temps immémoriaux, j’étais élève assidu et appliqué au Conservatoire à Orléans. Et je ne compte plus les jours de beaux temps, où j’étais contraint de laisser la fenêtre ouverte de la salle que j’avais réservé pour travailler avidement l’Andante du concerto pour trompette de Haydn, et donc de supporter les hippies atrophiés du bulbe taper gauchement des rythmes approximatifs sur leur tamtam en véritable peau de chèvre plastique, toujours décoré du meilleur goût assis en cercle, sur une tenture orange, vêtu de leur plus beau sarouel. Je vous assure que quand il fait 30 degré, que ça fait 20 bonnes minutes que tu t’arraches les cheveux sur cette putain de modulation à la tierce inférieur au milieu du morceau, j’ai souvent que dis je, toujours eu une furieuse envie de sodomie au verre pilé, le tout agrémenté d’une bonne rasade de vinaigre de vin d’Orléans. Les Fatals Picards en ont même fait une chanson. C’est pas que j’aime ce que font ces mecs (non non je n’aime pas les Fatals Picards, je préfère préciser pour que ne subsiste aucune ambiguïté) mais je ne retiendrais qu’une phrase de leur chanson Djembé Man qui dit que « le djembé est à la musique, ce que le couteau est à la purée ». La messe est dite.

Souvent j’ai eu envi de casser des bras pour les faire taire, mais aussi des genoux et ça uniquement par plaisir. Mais bon je prends sur moi, c’est très pénible, j’évite les bords de Loire et les plages la nuit au mois d’août. J’ai des antécédents d’hyper tension dans ma famille pas la peine de tenter le diable.

J’entends déjà les pro-beatniks me dire « mais Man, t’es trop pas ouvert d’esprit, nous c’est l’Afrique qu’on t’apporte », ben l’Afrique respectez là un peu et laissez là tranquille. Il n’existe pas d’autres instruments ou les manchots s’octroient le droit divin de faire chier le monde à ce point. Mais le joueur de percussions africaines lui le prend et agite frénétiquement ses 2 grosses mains pleines de doigts maladroits sur sa peau de chèvre. Je ne suis pas végétarien ou vegan extrême prônant la mort par pendaison à l’élastique de jokari dans une cave, mais voir tant de charmants caprins sacrifiés à la cause des révolutionnaires en bois de cagette, qui t’apprennent que la vie c’est squatter un camion qui sent le diesel, accompagné d’un chien maigre, et que l’insurrection passe par le port du poncho et le fait de maltraiter un pauvre tamtam sans défense. Et que si au passage t’as pas un euro ou deux pour l’aider à acheter.

Selon Wikipedia, le djembé est un instrument joué à l’aide des mains pour accompagner des faits sociaux tels que baptêmes, circoncisions, fiançailles, mariages, funérailles, assemblées, fêtes de masques, fêtes agricoles (labours, semailles, récoltes), ... ceci avec des rythmes particuliers à chaque occasion et chaque groupe ethnique ou caste. Un peu comme l’harmonium ou l’orgue dans notre culture chrétienne catholique. Et bien, je me demande ce qui se passerait si au lieu de trouver et joueur de djembé arythmique et un benêt qui s’époumone dans un didjéridoo à l’approche d’un feu de camp, on pouvait parfois entendre aussi un Ave Maria jouer à l’harmonium. On est tous d’accord pour dire que ce serait très con, sachant surtout qu’un orgue d’église c’est quand même pas des plus pratiques à transporter mais bon, j’ai un peu envie de dire à tous ces VRPs de la culture africaine de se méfier. Je trouve ça clairement indécent et irrespectueux de jouer aux pauvres quand on à de l’argent. Voilà le fond du problème, ce n’est pas tant le djembé mais tout l’univers autour de ça, ce que ça véhicule. Comme je dis souvent, un bon hippie est un hippie mort. J’en ai croisé plus d’un dans des concerts et autres festivals, donneurs de leçon, qui tentaient de me convaincre en m’expliquant que je n’étais qu’un sale bourgeois, que je ne m’intéressais pas et ne connaissais pas suffisamment les origines culturels de cet instrument et bla bla bla … en gros, que je n’étais qu’un gros con. Et dieu seul sait que j’adore me faire traiter d’abruti pour un Che Guevara en pâte à sel, qui achète son mauvais shit avec le blé de ses géniteurs, et j’ai appris à me contrôler et à ne pas tenter de faire rentrer le ballon de flotte qui leur sert de tête et qu’il tente de cacher sous un bonnet vert/jaune/rouge, le faire rentrer donc dans leur propre fondement.

Une fois encore, une chronique réac à souhait pour laquelle je m’attends déjà (enfin à laquelle je m’attendrais si des gens autres que mes amis consultaient ce blog … ce qui est déjà achement cool, merci à vous de prendre le temps de lire mes proses, faites avec ce que je peux, pleines fautes, pas toujours bien écrites mais je fais au mieux) à avoir des réactions du style : « Ton aversion pour le djembé et les hippies est le fruit d'une méconnaissance et d'une peur de l'autre et de sa différence, brother. En faite, t’es un peu un facho de la musique » et ce à quoi je répondrais « Mon argumentation sera développé en 4 grands axes. Premièrement je t’emmerde ce qui est mal poli, vulgaire et gratuit mais quand même j’insiste. Deuxièmement où t’as vu jouer que j’étais ton frère. L’idée même qu’on soit ami me semble compliquée (je rigole hein j’suis pas non plus un profond asocial). Troisièmement mais bien sur que je suis un faf de la musique par essence. J’aime ça plus que tout, mes positions dans ce domaine ne peuvent être qu’extrême, je sais ce que j’aime et surtout ce que je n’aime pas. Et pour finir, non vraiment sans façon le djembé et sensiblement toute la musique traditionnel ou ethnique, j’aime pas ».

J’aurais pu vous faire un billet à peu de chose près similaire sur la musique et le milieu trad en France, que j’exècre la veuse du Morvan et que j’suis pas hyper emballé par une jolie brune ayant plus de poil sous les bras que moi et exaltant une forte odeur de musc (c’est la façon gentleman farmer pour dire à une demoiselle qu’elle pue la sueur), c’est tombé sur le djembé ne me demandez pas pourquoi c’est comme ça. En plus un djembé c’est même pas confortable pour s’asseoir, par contre c’est du bois sec, ça doit pas mal brûler.

mardi 17 mai 2011

Scott Pilgrim vs the world – Edgar Wright

Pendant mes vacances, j’en ai profité pour voir des popains que je vois jamais comme l’ami Martin, chanteur de Kiemsa de son état, et surtout nantais actuellement. On avait prévu de sortir dans le but de boire plus que de raison, mais finalement le canapé aura été plus fort que notre volonté. Après s’être fait écouter plein de musiques, Martin me propose qu’on se colle un petit film des familles : Scott Pilgrim vs. The World. Film que j’avais complètement raté, l’affiche française peut engageante ne m’ayant pas marqué outre mesure.

Le synopsis : Scott Pilgrim (Michael Cerra) est un jeune geek canadien de 23 piges, qui vit de quoi on sait pas trop mais à fortiori pas grand-chose, essentiellement aux crochets de son coloc gay Wallace Wells (Kieran Cuklin, le frère de celui qui rate tout le temps son avion), avec qui, non content de partagé le même appart, il partage aussi le même plumard (ce qui engendre des scènes assez cocasses). Bassiste (sur Rickenbecker siouplé) dans un groupe de rock, les Sex Bob-Omb, Scott vit une relation récente et on ne peut plus platonique avec Knives Chau, une ado asiatique de 17 ans qui l’adule complètement. Scott mène la vie du looser de Toronto moyen jusqu’à ce qu’il rencontre Ramona Flowers (Mary Elizabeth Winstead), une punkette livreuse de colis pour Amazon. Scott va l’inviter à sortir et elle accepte. Ce que notre héro n’avait pas prévu, c’est que la ravissante Ramona traîne une véritable batterie de cuisine d’un 3 étoiles au cul, cuivres compris : 7 ex-petits amis maléfiques, dotés de pouvoirs surnaturels, que notre héros geek va devoir affronter un par un pour espérer rester avec sa dulcinée aux cheveux colorés. Non content de s’annoncer hardcore, c’est surtout complètement surréaliste.

Adapté du comic du canadien Brian Lee O’Malley et réalisé par Edgar Wright, le génial réalisateur anglais de Hot Fuzz et Shaun of the Dead, ce film est une ode à la pop culture. Bourré de références plus geek les une que les autres, aux jeux vidéos, aux comics ou encore aux films d’action de seconde zone et autres séries z, ce film est un délire scénaristique et esthétique de très haute volée. C’est aussi malheureusement un des plus gros flop 2010 du cinéma mondial. J’ai plus les chiffres en tête mais de mémoire, ça a coûté 5 ou 6 fois plus que ce que ça n’a rapporté. La bande son est plutôt classe (écrite en grande partie par Beck et joué par les acteurs), les effets spéciaux réussi, le scénar aussi efficace et percutant qu’improbable. Ce film a tout pour plaire. Enfin déjà il a pas mal de trucs pour me plaire. Un véritable Comic movie qui a digéré tous les codes et références de la pop culture

Après c’est sur, ça se positionne sur un marché de niche que sont les geeks, nerds et autres gamers mais pas seulement : les nostalgiques de l’adolescence dans les 80’s ou 90’s s’y retrouvent. Mais le film a été, à mon goût, hyper mal travaillé par les distributeurs, au moins en France. L’affiche française est juste immonde, on croirait une pub TF1 pour un hypothétique téléfilm foireux du style « Pokemon 2011 : le choc des titans mais mignon quand même ». Alors d’accord, il faut quelques références à cette culture afin d’accepter les codes et postulats plus délirant les uns que les autres, ce qui à peut être pu joué sur le public « standard », entendez par standard ceux qui pensent que « Le Petit Nicolas » (que je n’ai pas vu mais bon) est le meilleur film sorti sur les écrans depuis « Les Choristes ». Le film paye sûrement sa trop grande fidélité à l’œuvre de Brian Lee O’Malley, au point d’en oublier de se rendre un tant soi peu accessible à ceux qui n’ont pas passé 4h par jour durant 6 mois à essayer de finir « Street Fighter II Turbo » avec Dalshim en mode 8 étoiles.

Alors soit, je vous l’accorde, difficile pour le spectateur lambda qui s’attend à voir un film d’action saupoudré d’une pointe d’humour de cerner la subtilité de super-pouvoirs qui sortent de nulle part, de méchants qui se transforment en pièces de monnaie une fois vaincus, de compétences de jeu de rôles qui apparaissent à l’écran lorsque le héros attrape une épée sortie d’on ne sait où, ou encore d’un musicien doté de pouvoirs psychiques parce qu’il est végétalien. Toujours est il que perso, j’ai adoré. Je ne suis pas une caricature de geek, juste, j’avais 12 ans quand la Super-NES est sortie des usines Nintendo pour être vendue en France, et je joue toujours avec. En faite, ça fait le tri dès le générique, où l’on voit apparaître le logo Universal en super pixélisé, accompagné d’une bonne bande son midi 8-bits. Perso j’ai trouvé ça super classe. Finalement, tout est dans le titre, Geek contre le reste du monde. Un échec commercial qui est entrain d’engendrer un véritable film culte, qui prouve aussi que les contre cultures le resteront. On aurait pu croire l’inverse avec les mouvements geek et hipster, plus que branchouille et tendance ces derniers temps (moderne d’aucun diront), et bien Scott Pilgrim vs The World nous prouve le contraire, et c’est tant mieux.

En bref, un film que je vous recommande chaudement, mais qui risque de moyennement plaire à certains (beaucoup même je pense en gros tout ceux qui ont plus de 40 ans ou moins de 25, et qui ne sont pas dotés de pénis sauf à de rares exceptions) mais dont on est obligé d’applaudir l’excellente réalisation, la super bande son, le scénario en béton armé. Un grand film, pas accessible, mais grand film quand même. Une version cinématographique de l’album The Shape of Punk to Come de Refused en quelque sorte.

Milles excuses

D'accord, y a un moment que j'ai rien posté, mais non content d'avoir pris des vacances que j'avais bien mérité, j'ai contracté à mon retour une grave maladie dont je me remet seulement : une fainéantite couleuvrus vulgaris.

Mais pas d'inquiétude, c'est soigné.