mercredi 18 mai 2022

Un Tueur sur la Route – James Ellroy

Et ouais mon gars, quand je te disais que j’allais m’y remettre, je me relance et j’essaie de prendre gentiment la cadence. J’aimerais pouvoir te promettre que je vais te balancer une chronique par semaine, mais tu le sais comme moi, ce serait un mensonge. Ben oui, si mes souvenirs sont exacts, je suis une vraie couleuvre, un ramier patenté. Je n’irais pas plus loin dans les métaphores animalières mais oui je suis un peu fainéant, un vrai cossard, un flemmard, un indolent … en un mot comme en cent, je suis un paresseux mais je suis aussi plutôt lucide sur ce trait de caractère, de fait, je ne prendrais aucun engagement envers toi en te promettant des petits billets de manière trop régulière mais je vais faire au mieux. Non content d’être passablement nonchalant, il parait que je suis un peu bizarre parfois. Pour t’expliquer mon propos, laisse-moi te conter une petite anecdote récente qui m’est arrivé. Enfin, pour être plus précis, une petite anecdote qui est arrivé à Mme Pepsi Mollard. Car oui, c’est enfin arrivé, Pepsi Mollard a finalement trouvé chaussure à son pied ou en tous les cas, j’ai trouvé une zouze qui me supporte. J’ai finalement congédié ma horde de girondes naïades, pour m’installer avec la meilleure d’entre nous : Mme Pepsi Mollard donc !!! Bon, je digresse encore, revenons à nos moutons, place à l’histoire que je voulais te raconter. Il y a quelques semaines, Mme Pepsi Mollard était au travail et papotait avec ses collègues durant une pause déjeuner. Elle faisait remarquer à un de ses collègues mâles que quand il observait ses congénères équipés de gonades femelles, il manquait cruellement de discrétion … pour être plus précis, il avait un peu tendance à mater les demoiselles qu’il croisait de manière un peu trop insistante et surtout pas du tout discrète. Piqué au vif, l’accusé a tenté de se défendre bec et ongles (note que je ne parle pas d’un oiseau mais bien de son collègue mais c’est l’expression ad hoc), et, comme ultime argument, il a fini par lâcher : « Attend mais c’est normal ça, tous les mecs le font, on mate tous les nanas » … argumentaire affligeant, tu en conviendras. Puis de rajouter que même son amoureux, moi quoi, n’y faisait pas exception !!! Mal lui en a pris !!! Mme Pepsi Mollard : « Alors là détrompe toi mon gars ! Pepsi Mollard, il a pas du tout tendance à mater comme un dégueulasse comme tu le fais toi, mon mec à moi, il me parle d’aventureeeeu mate les vélos dans la rue et pas trop les culs !!! » … Alors je sais que tu vas trouver ça bizarre mais en effet, Pepsi Mollard mate bien comme un dégueulasse, c’est vrai, mais en effet, je mate bien plus les vélos que la gent féminine. Alors je dois t’avouer que quand Mme Pepsi Mollard m’a raconté ça, j’ai fait une espèce d’introspection. Mais bordel, j’ai un problème ou quoi ??? Et puis finalement j’en ai conclu qu’à chacun ses lubies, déjà c’est un peu plus respectueux qu’être harceleur de rue, et en plus, ça fait pas de moi un tueur en série non plus !!! Et bim, nouvelle acrobatie écrite, car en effet, la chronique d’aujourd’hui traite bien de cela, j’ai lu (1 fois par ans depuis 10 ans) « Un Tueur sur la Route » d’Ellroy et laisse-moi te dire ce que j’en pense. Tout d’abord, le pitch, et j’entends par là l’histoire, comme d’hab, rien à voir avec les briochettes fourrées de chez de Brioche Pasquier ! C’est donc l'histoire de Martin Michael Plunkett, un meurtrier sexuel États-Unien. Son père est un malfrat, sa mère, une alcoolique et droguée, un chouette environnement pour cet enfant prodige. Plunkett développe des fantasmes dans lesquels il assemble des parties de corps de ses camarades de classe, ce qui le poussent vers le voyeurisme : il espionne ses voisins pendant leurs ébats sexuels. Grand lecteur de bandes dessinées, il s'identifie à un héros : Super Saigneur. Pour trouver l'équipement parfait du petit truand, Plunkett vole sa mère, et, lorsqu'elle le punit, l'assassine froidement aux amphétamines. Placé dans un foyer d'accueil chez un ancien flic, Plunkett se donne l’apparence d'un adolescent taciturne, alors qu'il commence à commettre des vols chez des femmes et tue leurs animaux domestiques. Il finit par se faire serrer et fait un petit tour au Hebs. Là, il s’affute et rencontre même son idole : Charles Manson. Il se fait alors une promesse : devenir le parfait symbole du Mal. Il se lance sur les routes de l'Ouest des États-Unis en quête de victimes … Alors pour être un peu plus précis, le livre commence même un peu par la fin. Le procédé d’écriture est d’ailleurs un peu particulier. On démarre sur l’arrestation du tueur qui annonce vouloir écrire ses mémoires et ne plus jamais parler de cela. Le bouquin alterne article de presse, rapport de police et extrait de cette morbide biographie, qui prend de plus en plus de place au fil du récit. Le héros est à l’image des Etats-Unis : démesuré !!! Alors héros est peut-être pas le meilleur adjectif car on parle là d’un tueur en série pervers et violent, mais Ellroy arrive presqu’à nous le rendre sympathique … c’est assez troublant. A aucun moment, Ellroy ne juge son personnage principal, il ne l’excuse pas sans pour autant le condamner : la narration c’est Plunkett, qui finit par se poser en leader dominant d’une meute de tueurs sinistre et décadente !!! Autant vous dire que ce livre est à mon sens un véritable bonbon (je te l’ai dit j’ai fini par accepter que j’étais un peu chelou) ! Alors je te mentirais pas, c’est du Ellroy donc c’est pas facile à lire, d’autant que là, le sujet est un peu lourd, et que le bougre n’y va pas de main morte sur les détails sordides. D’autant que le sujet touche de plutôt près l’auteur, car, si tu le savais pas, la mère d’Ellroy a été assassiné par un serial killer (un quoi ?). On est à 2 doigts de l’étude empirique sur les tueurs en série. Je sais, tu vas me dire que je manque d’impartialité, Ellroy comptant parmi mes auteurs préférés, mais si tu as le cœur solide : Fonce et va chercher bonheur. Un liv’e approuvé par le Pepsi Mollard Raideur Digest, une fois encore !

vendredi 29 avril 2022

Trailer Park Boys – de Mark Clattenburg avec John Paul Tremblay, Mike Smith et Robb Wells

 

"Oyez tas d’bâtards ! Vous allez devoir payer car c’est vous qui êtes une grosse bande de pédés dégénérés. On va enculer vos mères sous vos nez et vous allez chialer votre race comme une petite pétasse. Une fois qu’on saura qui gère la production, on fonce chez Miramax, on chope ceux qui bossent sur ce film et là on leur fait manger notre caca, et puis chier ce qu’on a chié, et remanger leur merde qui est en fait le produit de notre caca qu’on leur a fait manger. Et ensuite c’est votre tour petite bande d’enculés. Love. Jay & Silent Bob."

Quoi de mieux qui bonne référence de nerd pour entamer cette nouvelle chronique. Le gars prend 8 ans de vacances, et t’insulte direct pour la reprise !!! Non tu ne rêves pas, la Couleuvre (oui oui avec un C majuscule) est enfin de retour. Je ne perdrais pas mon temps à t’expliquer que je suis un ramier, que durant tout ce temps, je n’ai fait que procrastiner (mon activité préférée au demeurant), ce serait te faire offense, je suis résolument convaincu que tu te rappelles très bien que je suis un ramier et que, par-dessus tout, mon activité préférée reste de repousser à plus tard la pratique de mes activités préférées. Comme me l’a dit un jour un ami, faible dormeur, à la limite de l’insomnie chronique, tout comme moi : « Moi je suis une vrai feignasse ! Si je dors peu, c’est pour avoir plus de temps à rien foutre !!! »

Je ne me perdrais pas en élucubration pour t’expliquer pourquoi, enfin, ta patience immodérée aura été récompensée, que tu vas enfin pouvoir te délecter de ma modeste prose, mais non il ne s’agit pas d’hallucinations, Pepsi Kola is back !!! Alors il est vrai que le contexte de ces derniers temps à ranimer ma misanthropie latente. Je ne sais pas si c’est le COVID, la 3e Guerre Mondiale qui commence à poindre ou cette énième parodie d’élection présidentielle (et même si, comme tu le sais déjà, je ne vote pas, car finalement, choisir entre la peste ou le choléra est une alternative qui ne m’a jamais vraiment réjoui) durant laquelle un quart du fier peuple gaulois a sincèrement cru que Marine et son parti (fondé entre autres choses par d’anciens Waffen SS et autres collabo) serait une solution pertinente à notre insupportable Président-monarque et sa bande de nantis incompétants, mais j’ai enfin retrouvé un part de feu sacrée. Donc réjouis-toi ! Ce dervait même te redonner un peu d’espoir : on peut être un véritable ramier et quand même réaliser de grandes choses !!!

Et BIM, le twist que vous attendiez tous, car cette chronique va justement traiter de ce sujet, car, oui, nous allons bien parler aujourd’hui de feignasses merveilleuses : T’as déjà entendu parler de Trailer Park Boys ? Tu admireras encore mon immense souplesse narrative, ce qui reste toujours un peu bouleversant pour une personne de ma stature !

Alors ne perdons pas nos bonnes habitudes, et enchainons sur ma sempiternelle galéjade toujours aussi moyenne sur les petits pains mous sucrés fourrés : place au pitch !

C’est l’histoire de 3 potes dont l’unique but dans la vie est de réussir à prendre leur retraite sans même n’avoir jamais travaillé. Ricky, Bubbles et Julian sont donc 3 amis, magouilleurs à la petite semaine, résidant dans un par de mobil home de Dartmouth au Canada : Sunnyvale Trailer Park. Le canevas est toujours plus ou moins le même : à chaque début de saison, nos 3 protagonistes sortent de prison et échafaudent un nouveau plan « Retraite », toujours illégal, et qui finit sempiternellement par les renvoyer par la case pénitencier, sans toucher les 20.000 francs à la fin ! Pourtant le but est toujours le même : devenir riche pour continuer à rien foutre, picoler et fumer de l’herbe chaque jour que Dieu fait et surtout ne plus retourner en prison (comme vous l’aurez compris, c’est rarement une réussite).

Gravite autour de nos 3 anti héros (que ce mot est galvaudé aujourd’hui … j’ai même honte de l’utiliser ici … je viens de vomir dans ma bouche …) une galerie de personnage tous plus délirants les uns que les autres (on la sent un peu ici ma Telerama’s touch … et merde, j’ai revomi) :

-          Jim Lahey « I am the liquor » (interpreté par l’immense et regretté John Dunsworth) et Randy « BoBandy », le couple antagoniste, dans l’histoire comme dans la vie, gérant et assistant du gérant du parc, dont l’unique but dans la vie est de faire tomber nos 3 zozos en buvant des tonnes de spiriteux et en se baffrant des burgers surgelés

-           J-Roc et le Roc Pile, un gang pathétique de traine patins se prenant pour des Bloods & Crips

-          Cory, Trevor et Jacob, les alter ego lamentables de nos héros

-          Ray le paternel de Ricky, largement aussi stupide que sa progéniture

-          Lucy, Sarah et Barbara Lahey, les atouts charmes et fort heureusement raisonnables et raisonnés de l’histoire (des femmes quoi J )

-          mais aussi Cyrus, Sam Losco, la police locale complètement torpide, …

Comme tu peux le voir, la liste est longue. On y trouve également un nombre de guest non négligeable tel que Alex Lifeson du groupe Rush, Sebastian Bach de Skidrow, mais aussi Doug Benson, Tom Arnold et même Snoop Dog, tous dans leur propre rôle. Pour résumer, les Trailer Park Boys sont de pauvres diables qui essaient de s'en sortir avec les moyens du bord, risquant toujours la prison mais évitant toujours les excès de violence qui en feraient de véritables criminels.

Cette chronique devient d’ailleurs imbuvable,  je conçois que tu ne comprennes plus grand-chose à ce résumé, donc on va s’arrêter là et passer directement au vif du sujet.

Comme tu l’auras compris, ou pas d’ailleurs, Trailer Park Boys est donc une série mockumentaire canadienne de 12 saisons, comprenant 125 épisodes de 25 minutes environ, créée en 1999 par Mike Clattenburg. Diffusé originellement sur la chaine Showcase au Canada mais est surtout dispo pour ton plus grand bonheur sur Netflix en intégralité. Comme tout bon mockumentaire, le rythme est particulier, avec de nombreuses séquences sans véritable action. On voit régulièrement l’équipe technique voir même le micro dans le champ, et les personnages brisent constamment le 4e mur en s’adressant directement à la caméra. Tout est fait pour que toi, spectateur, est l’impression d’assister à de véritables évènements.

Alors que dire sinon que : NOM DE DIEU DE BORDEL DE MERDE !!! Cette série est un véritable ovni, totalement jouissif. Il est vrai qu’il faut un temps d’adaptation, tu verras, au début, ça te semble un peu bizarre, tu vois pas trop ou ça veut en venir, mais une fois harponné, tu vas voir que tu vas te bingewatcher ça avec délectation, cette série est une véritable petite pépite. C’est un putain d’ode à l’irrévérence : dans une époque qui se voudrait proprette et vertueuse, ou fumer une clope et descendre un quille te fait passer au mieux pour un rustre sinon même pour un néandertalien bas du front, griller tiges sur tiges et descendre des hectolitres d’alcool divers deviennent de véritables gestes d’insurrection, un refus de la bien-pensance. Et c’est bien ce que font cette bande de zéros : ils fument de tout, malbouffent, prennent tous les produits qui leur passent sous la main, trinquent, baisent et larcinent … en un mot ils vivent … peut être un peu trop à fond je te l’accorde mais bordel quel spectacle hilarant et jouissif !!! Mais en t’y trompe pas non plus, les propos injurieux et les plans foireux cachent en fait un putain d’humanisme (ou l’amitié est loin d’être un vain mot) et un humour viral !!! Alors clairement, c’est le genre de programme « ça passe ou ça casse », pas de demi-mesure, tu ne peux qu’adorer ou détester, c’est une évidence, pour autant, je ne peux que te conseiller de te jeter dessus sans attendre !!! Et si tu n’en as pas encore eu assez et que tes losers favoris venaient à te manquer, tu pourras prolonger le plaisir avec : 5 films, 2 séries dérivées (dont une en animation).

Tu l’auras compris, je suis une véritable groupie de 12 ans qui en trempe sa bonneterie de jouissance et de volupté, je pourrais encore t’en parler des heures tant l’univers autour d’eux et de leur media Swearnet (animé par une bonne partie de ces protagonistes tel que John Paul Tremblay, Robb Wells, Mike Smith, Patrick Roach et consort) est vaste. Je n’aurais donc que d’autre conclusion que la suivante : Va chercher Bonheur !!!

Une serie qui devrait te redonner un temps soit peu foi en l’espèce humaine. Une sélection du Pepsi Mollard Raideurs Digestes …

mercredi 22 janvier 2014

Bronson – Nicolas Winding Refn



Promesse tenue !!! Je t’avais juré que j’écrirais du neuf rapidement parce que c’est clair que le dernier billet, c’était à la limite du foutage de gueule … disons le franchement, j’me suis carrément joué de toi ouais, mode gros foutage de gueule sans aucun complexe. Genre je poste rien pendant 3 mois et le seul truc que je te balance c’est du réchauffé, un truc que j’avais même pas écrit pour toi en plus, vois-tu à quel point je te méprise littéralement ? Et non content de te mépriser (appelons un chat un chat), ben derrière, je prends 6 mois de plus pour te pondre du neuf, du vrai.

En même temps,  en ce moment, avec quelques journalistes qui commencent enfin à prendre leur métier au sérieux, qui fournissent de la presque vraie information, qui font de la vraie investigation et qui remuent la merde à la pagaie, tu admettras que se foutre copieusement de la gueule du monde, sans même trembler du menton, est l’apanage des hommes de pouvoir. Et ce n’est pas la horde de naïades toutes plus pulpeuses les unes que les autres (j’y peux rien mais moi, j’aime quand il y a de la viande après l’os) et offertes à votre serviteur qui viendront me contredire. De toutes les manières, elles savent ce qu’elles encourent si elles me soutenaient le contraire, elles passeraient un sale quart d’heure au Donjon !

Mais je ne suis pas là pour vous ennuyer avec mes problèmes domestiques, et même si « la vie de Pepsi Kola est meilleure que la vôtre », le but de ce blog n’a jamais été d’étaler ma fascinante existence, faite de strass, de paillettes, d’arcs en ciel, de licornes, de Londrès (c’est des gros cigares très chers, je précise pour le béotien) au prix exorbitant et de nobles alcools hors d’âge. Un mec normal, à l’image de notre gouvernement. C’est vrai quoi de plus normal que de changer de meuf tous les ans ? Quoi de plus normal que de se taper une actrice de façon adultère alors qu’on vit déjà dans le pêché avec une journaliste même pas divorcer ? Quoi de plus normal que d’interdire purement et simplement ce qu’on veut quand on le souhaite, de bailloner qui on a envie parce que ça nous arrange ? Sans déconner je vais pas faire étalage ici de ce que je pense de notre « élite dirigeante », qui devrait nous mettre en place une Stasi « Manu Valls style » avant 2015, mais je trouvais déjà leurs prédécesseurs profondément nuls, alors là c’est le ponpon. J’imaginais naïvement que la bande à Sarko avait les 2 pieds bien enfoncés profond dans la vase et qu’on connaitrait jamais pire. Ben je découvre qu’en fait, sous l’épaisse couche de vase, il subsistait  une fine pellicule de merde dans laquelle notre bon président normal et son gouvernement normal se roulent avec joie et allégresse … sans même dissimuler leur plaisir. J’ai honte ! Et pourtant, politiquement parlant et comme vous l’aurez peut être compris je suis plutôt d’obédience très à gauche.

Ca me rendrait limite acrimonieux, sinon même piquant. Un peu comme le personnage principal du biopic que je comptais te chroniquer aujourd’hui. Tu noteras que je suis toujours aussi prompt à faire des sauts acrobatiques narratifs pour t’amener ou je veux. Et avec presque 50 kilos perdus cette année (et ça, c’est pas des conneries, 46kg très exactement au moment où j’écris ces lignes), j’suis encore plus souple ! Parlons peu, parlons bien (ça tu auras compris que j’ai du mal à faire mien cet adage … je parle beaucoup, ce qui est plus surprenant c’est que j’arrive malgré tout à parler bien), de quoi que je veux t'entretenir aujourd’hui. Comme le titre l’indique, aujourd’hui ce sera l’excellent film du brillant réalisateur danois Refn, j’ai nommé "Bronson" !!!

Bien que je me sois sérieusement repris en main, point de vue alimentation, je ne résisterais pas à vous faire encore et toujours la blague sur les briochettes à la confiote : le pitch donc.

Né dans une famille de classe moyenne qui a tout de respectable, Michael Peterson, dit Charlie Bronson, est connu pour avoir passé la majeure partie de sa vie dans des lieux de privation de liberté, prisons et asiles psychiatriques. Il a passé 38 ans en internement carcéral (il n’est sorti que 2 fois de prison et quelques semaines à chaque fois avant de se faire pincer pour une nouvelle connerie) et psychiatrique, dont 35 à l'isolement le plus total. Il est connu comme le plus dangereux détenu d'Angleterre. Autant te dire que sa vie a pas dû être marrante et pourtant le type ne rechigne pas à la gaudriole. Et c’est Charlie lui-même (enfin Tom Hardy dans le film qui joue le rôle-titre) qui nous raconte sa vie, sous la forme d’un one man show cinglant à base de popopopop et de flashbacks. D’abord incarcéré pour le vol de quelques dizaines de pounds dans une British Post, son extrême violence et son sens du festif l’ont contraint à rester quasiment toute sa vie enfermé. L'homme a une susceptibilité qui anime en lui une force et une violence difficilement égalables et possède un sens artistique marqué d'humour et d'une folle quête de célébrité. La prison lui apparaît être son lieu d'expression artistique. Il lui semble que son art est dans une vaine résistance à une oppression dont il provoque le jusqu'au-boutisme, dans un esprit quasi-suicidaire. En prison, il rencontre un professeur d'art qui lui promet sa liberté et sa célébrité s'il fait profil bas. Il le prend en otage et demande en échange à écouter de la musique.

Oui je t’ai plus ou moins copier-coller le synopsis Wikipedia, mais le fait que je ne sois qu’une sale couleuvre n’est aujourd’hui plus à prouver !

Un mot un seul … enfin non plusieurs en fait, mais étant le seul maître à bord, j’écris bien ce que j’ai envie : PUTAIN DE BORDEL DE MERDE qu’il est bon ce biopic. Crochet du droit, esquive et gros uppercut dans ta gueule !!! Voilà un film qui secoue sans ménagement (et tant mieux en plus), une bête d’exercice de style réalisée d’un main de maître par le réalisateur du très beau mais bien moins réussi Drive, qui est chiant, vide de scénario mais très esthétique et dont le plus gros défaut est d’avoir en vedette Ryan Gosling, qui est à mon sens le plus mauvais acteur que la Terre n’est jamais porté. Mais on est pas là pour parler de ce thriller raté (à mon sens). Bronson donc. La distribution est ahurissante : pas de grosse star (même Tom Hardy n’était qu’en devenir à l’époque) mais que de la haute volée, ça joue hyper juste, c’est putain d’intense, chaque acteur vous prend aux tripes. La BO comme tout le reste est hallucinée et hallucinante.

Et que dire du choix de narration, hyper originale. Refn a choisi le héro du biopic qu’il a mis sur une scène, face à un public auquel il raconte sa vie, son œuvre, mais aussi ses déboires sous forme de flashbacks extatiques. La réalisation est ultra maitrisée. Tom Hardy y est extraordinaire : excessif, dont le surjeux confèrent à la folie. La photographie ultra travaillée, limite kubrickienne, y a vraiment rien a jeter. C’est en plus un film qui fait réfléchir, critique du milieu carcéral et d’une société inapte à la réinsertion. La question qui se pose c’est pourquoi et surtout comment un homme qui n’a jamais tué personne peut passer sa vie enfermé de la sorte, comme un animal ? Tout ça sans jamais prendre parti. Un joli tour de force.

Ce film a maintes fois été comparé à Orange Mécanique et c’est on ne peut plus justifié, cette même façon d’ériger au rang d’art l’ultra violence. Mais on est face ici à un Orange Clockwork version 21e siècle sous emphet’, une conte kétaminique et démesuré, grandiloquent même. J’crois que j’aurais pas d’adjectif assez pompeux pour vous dire tout le bien que je pense de ce putain de film ! Simplement jetez vous dessus sans attendre. Il date de 2009, certains d’entre vous le connaisse déjà et nul doute qu’il devrait faire l’objet du même culte que son illustre ancêtre dont je parlais à l’instant. C’est violent, décadent et burlesque, je m’esbaudis avec délectation. Recommandé plus que vivement par le Pepsi Mollard Raideur Digest (avec un bon coup de batte clouté dans les parties) !!!

jeudi 18 juillet 2013

Ce matin, j'aurais mieux fait de rester couché !!!

Petit billet pour faire croire que j'ai de l'actu alors que je te balance du gros réchauffé !!! Il y a une bonne paire de mois au moins, ma popine Audrey m'avait demandé de lui écrire un petit truc ... avant que tu ne fabriques des images triviales sur ce dernier propos, laisse moi tout de suite te préciser de quoi il en ressort.

Ma popine Audrey, elle travaille à la télé, plus précisément dans une société de production audiovisuelle dont je tairais le nom pour 2 raisons : par soucis de confidentialité et parce que elle me l'a dit mais que je m'en souviens plus. Au printemps, sa boîte répondait à un appel d'offre pour un access prime time d'une grosse chaîne ex hertzienne dont je tairais le nom pour 2 raisons : par soucis de confidentialité e parce que j'adore faire des secret de polichinelle, ça me donne l'impression d'être important. Pour cet émission, elle avait imaginé diverses chroniques dont une, pour laquelle elle avait sollicité ma plume si fleurie, cavalière et inexpugnable (je sais que, dans le contexte ça veut pas dire grand chose tout ça mais j'aime bien ce mot) :

Audrey : "Dis donc Pepsi Koko, ça t'amuserait de mettre ton immense talent et ta verve si fine au service de ma boîte ? Ca m'éviterait de le faire ... "
Pepsi Kola : "C'est payé ?"
Audrey : "Ben bien sur que non !"
Pepsi Kola : "Cool alors ouais j'suis chaud, ça consiste en quoi ?"

Cette fameuse chronique doit durer 2 minutes et le principe c'est "Ce matin, j'aurais mieux fait de rester couché !". Dans le système judiciaire, les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux. À New York, les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes sont membres d'une unité d'élite appelée Unité spéciale pour les victimes. Voici leurs histoires, toudim :

"Je savais bien que ce matin encore, j’aurais dû rester couché. Réveil habituel, soit plus ou moins 30 minutes après la première sonnerie, ce qui signifie transport bondé, en retard au boulot, le parfait cocktail pour démarrer la journée énervé. Radio sous la douche : La Corée du Nord menace d’envoyer une bombe atomique aux États Unis ! Guerre nucléaire en vue ? Je ne crois pas, pourtant ça ferait du ménage et ça nous permettrait d’y voir plus clair mais j’apprends ensuite qu’ils ne pourront pas l’envoyer plus loin que Hawaï, c’est encore pas aujourd’hui que ma misanthropie va être satisfaite. Je coure dans le métro, je souffre au bureau, tout ça à cause d’un apéro un peu massif, je sais que je vais passer ma journée à regretter mon plumard. Information importante : le ministre du Budget français, Jérôme Cahuzac, responsable entres autres choses de la lutte contre la fraude fiscale a officiellement un compte en Suisse, il regrette d’avoir menti, je suis déception et colère à la fois. Il n’y aurait « que » 600.000 € (soit l’équivalent de 35 ans de SMIC, une broutille). J’ai bien une solution à base de balle de 44. Magnum derrière la nuque mais on va encore me dire que je suis excessif (d'autant qu'un 9mm sinon même un 22 long rifle suffit amplement). La banque suisse dément et protège l’information. Pour qu’une banque helvète sorte les griffes de la sorte, je me plais à penser qu’il doit y avoir un tout petit peu plus. J’ai mal au crâne. En même temps, moi je ne suis pas surpris du comportement d’un peuple qui a été capable d’arracher des dents en or dans des charniers en 1940. Je suis épuisé. Je rentre chez moi, me prépare à sortir. Une fois n’est pas coutume, ce soir j’ai un date. Ça éclaire un peu ma journée. Mais à 45 minutes de l’heure fatidique, la belle annule notre entrevue de ce soir, avec une excuse plus que fallacieuse. Rien à la télé, j’ai fait trop cuire mes spaghettis, ça ressemble plus à un gâteaux au basilic qu’à des « pasta con pesto alla Genovese » et pour couronner le tout, il est 1h du matin, impossible de trouver le sommeil et je suis en rade de clopes. Décidément, ce matin, j’aurais dû rester couché !"

Bon ça a été remanié par l'intéressée avant d'être présenté car (comme je le soupçonnais) c'était à peine assez "Ménagère de moins de 50 ans" pour France Television (oups héhé), là je vous soumet la version uncut. Et au final ça a servi à rien ! C'est la tout le sens de mon existence : faire n'importe quoi ... mais pas n'importe comment !

Voilà, du foutage de gueule dans les grandes lignes, un pseudo billet, mais déjà ça t'occupera 10 minutes au bureau. Histoire d'être peinard prend un air concentré en le lisant, tu pourras ensuite expliquer qu'il s'agissait du prochain plan social de ta boîte et que c'est de voir le nom de ton voisin d'open space dans la liste du 1er wagon de départ qui t'a amusé : on te prendra pour quelqu'un d'important et y a moyen que t'ai pas à payer ta tournée de café avant un moment !

lundi 22 avril 2013

Django Unchained - Quentin Tarantino


Oh putain, 6 mois déjà !!! D'aucun diront que je suis une sale couleuvre et il n'aurait pas complètement tort, mais ces temps ci bordel de merde c'est la course, dans tous les sens du terme. D'autant que cette chronique est prête ou quasiment depuis pas loin de 2 mois. Pour commencer quelques menus projets musicaux notamment avec Welcome Noise : on vous prépare un petit EP acoustique de derrière  les fagots, pour animer vos BBQs cet été (un feu de camps, quelques zouzes légèrement vêtues, des saucisses, what else !), suivi de quelques concerts en version guitares en bois car il ne faudrait quand même pas oublier que enregistrer des disques n'a pas d'autre but que de nous permettre de faire des concerts. Et comme on vieillit on s'est dit qu'une petite incartade débranchée ça pouvait être rigolo … ça et le fait que ça plait aux meufs a suffit à nous décider donc stay tuned ! Ensuite normalement on s'enferme dans notre charmant studio de répète bleu ciel (chez nous c'est toujours la Californie comme ça) et on va faire de notre mieux pour tenter de vous composer un album, donc tu vois que je te dis pas que des conneries quand j'avance qu'on s'occupe pas mal. Si mes copains calment leurs ardeurs reproductrices, ça devrait le faire. Rendez vous compte qu'on est en 2013 et qu'ils n'ont toujours pas compris qu'on pouvait copuler sans se reproduire, mais c'est une autre histoire …

Avec les Nasty Monkees, c'est plus calme mais quelques concerts en prévision donc faut bien bosser un peu. J'ai un autre projet non musical qui m'occupe bien l'esprit mais dont je ne te parlerai que plus tard c'est encore trop flou mais si je le mène à bien, ça va être chanmé. Je t'en dis pas plus car c'est encore trop vague pour en dire plus, mais promis je t'en recauserai. Et pour finir, en ce moment je tente de devenir meilleur (si tant est que c'est vraiment possible … que c'est bon d'être con et prétentieux !), reprise en main, du sport, grosses réflexion sur plein de choses, ont fait que j'avais d'autres choses à foutre que d'être une sorte de modèle pour toi, de te dispenser mes conseils avisés pour l'élévation de ton esprit, de t'écrire des chroniques quoi. Mais là il suffit.

6 mois fatidiques en plus  car entre tant on a changé d'année. Donc je l'avais encore pas fait mais voilà : meilleurs voeux pour cette année 2013, qu'elle soit chargé en argent, santé, bonheur, sexe, drogue et rock'n'roll (un peu de décadence ne fait jamais de mal, tout est question de dosage) !!! Et qui dit nouvelle année, dit anniversaire de "Pepsi Kola is thinking" donc happy joyeux moi même ! Pour arroser ça j'avais aussi de grands projets notamment une refonte total de l'habillage de ce modeste blog, ce que je n'ai bien entendu pas pris le temps de faire comme tu le constates. Alors oui je sais ce fond rose est plutôt hideux. Note que moi ça me dérange pas, mais je me suis pris quelques réflexions donc promis cette année je fais quelque chose pour trouver une issue heureuse à ce défaut esthétique. T'attends pas non plus à l'empire du bon goût et de la pointe technologique, je suis une grosse pipe en informatique et j'aime être ringard. Donc j'essaie de te faire ça bien dans les mois qui viennent.

Tout ça pour en venir où, parce que pour le moment tu sais pas trop de quoi je vais te parler avoue le. Moi même je vois encore pas trop où je veux en venir. Une fois n'est pas coutume, je ne tenterai donc aucune galipette hasardeuse pour tenter de revenir au sujet et je ne te fais pas bouillir plus longtemps, rentrons direct dans le vif du sujet. De quoi que je vais te parler aujourd'hui. Au début, je voulais te parler d'un film que j'avais tout vu récemment (oui 3 ans après tout le monde et alors) l'excellent Gran Torino, du non moins brillant Clint Eastwood (le fait d'être un vieux con réactionnaire n'enlève rien au fait que c'est un artiste de grand talent) et puis finalement j'ai vu du neuf neuf donc encore mieux. Donc finalement ce sera le brillant Django Unchained de Quentin Tarantino. Pourquoi ce revirement ? Mais parce que je suis chez moi et que du coup, je fais bien ce que je veux

Ne perdons pas nos bonnes vieilles habitude, je continue mon immonde réclame pour les brioches à la confiture, le pitch donc :

Ca démarre en 1858, dans le Sud des Etats Unis, peu de temps avant la Guerre de Sécession, un ancien dentiste dandy allemand reconverti en chasseur de prime gentleman mais sans pitié, le Dr King Schultz (l'énormissime Christoph Waltz),  libère Django (Jamie Foxx), un esclave, car il est avéré que notre bon nigga (certainement le mot le plus utilisé de ce bon dieu de film) pourrait bien lui permettre de gagner un peu d'agent en lui permettant de retrouver 3 contre-venants à la loi, recyclés en contre-maître dans une ferme de coton du Sud du Texas. Une fois la mission accomplie, Schultz se prend d'amitié pour son "valet" (en français dans le texte) et li apprend les rudiments du métier pour lequel, Django semble prédisposé. Après divers pérégrinations, ils se décident à sortir des griffes de Calvin Candy (un surprenant Leonardo Di Caprio), un riche et impitoyable propriétaire terrien du Mississippi, la femme du bon Django et échafaudent un bon petit plan pas piqué des vers.

Je vous en dis pas plus histoire d'entretenir un peu le mystère, non mais. Au début cette chronique devait parler de Gran Torino (l'appel aux dons est toujours ouvert mais pas pour des chaussures cette fois, une Ford Gran Torino, ça irait bien avec ma nouvelle vie je trouve) parce que j'ai vu ce film y a pas, comme je te l'ai déjà dit et comme pour une fois j'ai de la vraie actualité neuve, et c'est quand même pas tous les jours, à force tu commences à me connaitre. Alors pour une fois que j'ai que 3 mois de retard par rapport aux Cahiers du cinema (et que je suis généralement moins snob), je vais pas me priver !!!

Et bien que dire, un excellent Tarantino pas le meilleur qu'il ait fait, pas mon préféré en tous les cas, mais tout y est dans l'ensemble. Déjà parlons peu, parlons bien, la distribution. Comme à chaque fois avec Tarantino, elle est simplement dingue. Déjà, dans le rôle titre, Jamie Foxx, qui est noir en premier lieu, ce qui est un avantage non négligeable quand il s'agit de jouer le rôle d'un esclave d'origine africaine. Coïncidence ? Je ne crois pas. Ensuite, c'est un acteur plutôt brillant et ce rôle de justicier lui sied à merveille. Leonardo Di Caprio ensuite plutôt juste lui aussi comme négrier et propriétaire terrien puant et fourbe. A noter quand même que ce mec m'énerve car même avec des dents pourries il reste beau, et qu'il joue drôlement bien … en plus de pas avoir fait beaucoup d'erreurs quand à ses choix de film et de ses petites amies. Samuel L. Jackson est assez ahurissant dans son genre aussi, mais je vous laisse la surprise. Et bordel de putain de merde, Christoph Waltz. La voilà LA pépite de cette distribution. Prestation énorme dans son rôle de dandy meurtrier mais toujours pour la bonne cause :la Justice (enfin en ce qui le concerne l'argent surtout) non dénué d'empathie et drôlement en avance sur son temps dans le film. Lui m'a mis une grosse calotte !!! Et on oubliera pas le sempiternel petit rôle que s'octroie le réalisateur. Alors à ce sujet, autant quand il était plus jeune, je le trouvais très bon (ceux qui en doutent, regardez "Une Nuit en Enfer"), autant plus le temps passe moins je le trouve bon, mais c'est pas très important. Pour les curieux que ça intéresse, et je me permets d'insister sur le masculin du terme curieux, le quota "jolies fille" est fort bien représenté par Laura Cayouette (t'inquiète moi aussi je trouve ça étonnant comme nom, ce mot là je croyais que ça correspondait au petit écouvillon doseur sur les bouteille de Ricard) et Kerry Washington essentiellement et c'est déjà bien. Qu'on se le dise vous n'irez pas voir Django Unchained pour voir du soutif apparent et du mini shorts, c'est un western ne l'oublions pas. Et on a même droit à un Don Johnson, producteur de coton xénophobe à l'extrême, qui permet une petite scène assez drôle avec ses copains du KKK, je vous en dis pas plus (ce qui d'ailleurs parfaitement anachronique, mais nous lui excuserons cette erreur)

Pour ce qui est du reste : scénar, réalisation, … c'est Quentin aux manettes donc comme à chaque fois, tout y est. Scénar en béton, c'est alletant, violent, sanglant, sans oublier d'être drôle et subversif. Quelques extrémistes type Spike Lee décrient le bazar, comme quoi, l'esclavagisme c'était un peu plus qu'un western spaghetti, que le mot nigga est utilisé à toutes les sauces à tort et à travers et qu'il refuse de le voir. Raisonnement on ne peux plus pertinent, critiquer un truc qu'on ne connait pas, j'adore !!! Mr Lee, le racisme fonctionne dans les 2 sens et non je ne pense pas qu'il faille être noir pour décrier ce grand drame de l'histoire du monde. Personnellement j'ai pas besoin de baiser Clara Morgane pour affirmer sans aucun doute qu'elle est sacrément bonne au plumard. Et Tarantino n'a jamais eu ma prétention de faire un film profondément militant … ce qui ne l'empêche d'ailleurs pas de le faire. Et puis ce n'est que du cinema, une histoire, ancrée dans une époque avec laquelle il faut composer, et puis merde, ce film est très bon, point. On se rend bien compte de la cruauté et de l'inhumanité des méthodes, t'inquiètes ! On constate aussi, si tu en doutais que les Zétasunisdamérik, c'est un putain de beau pays quoi qu'on en dise. L'intrigue est mené d'une main de maître, c'est pas le pays des bisounours et nos trublions vont en baver des ronds de chapeau je te le promet

Point musique ensuite. Ben c'est du Tarantino donc rien à jeter : Ennio Morricone (normal pour un western spaghetti), Luis Bacalov, … mais aussi RZA. Du hiphop dans un western ça marche, va voir par toi même.

En conclusion, oui ce n'est pas mon Tarantino préféré je le concède bien volontiers mais bordel de merde, quoi qu'on dise, un Tarantino, y a pas, à chaque fois ça pète un cul !!! Donc tu vas me faire le plaisir de te dépêcher d'aller le voir. Oui le cinéma c'est cher mais les places mi tarif du Comité d'entreprise c'est pas fait pour les chiens bordel à queue.

Note : Cette chronique ayant été réalisée dans le train, je tiens à remercier la SNCF d'avoir rajeuni les équipes de contrôleurs et fait la part belle à l'égalité homme - femme, et féliciter l'excellent travail des tailleurs de costumes pour dame, les pantalons sont drôlement bien ajustés !!!