Quoi de mieux que cette citation d'Irvine Welsh pour introduire la révolution qui arrive. Nouvelle que tu vas pas y croire tellement c'est ouf. "Pepsi Kola is thinking" va devoir faire évoluer sa présentation car le comité de rédaction (oui j'me la pête carrément) accueille en son sein un nouveau membre, après Ginger Balls, j'ai nommé : Tonton Mitch !!! Ce coquinou nous régalera (plus régulièrement que moi espérons le) de ses petits commentaires acerbes sur l'actualité en photo. En tant que bon rédac' chef, despote comme il se doit, je me garderai quand même un droit de réponse, t'inquiètes. Je le connais suffisament pour pas lui laisser les clés sans surveillance, pas folle la guêpe.
Ca porte donc le nombre des intervenants sur cet espace d'expression libre et subjectif (manquerait plus qu'on deviennent justes et impartiaux en plus) à 3, on peut maintenant parler d'équipe !!! Une sorte de Dream Team 92' de la blogosphere à n'en point douter ...
Je vous l'accorde, j'aurais préféré une équipe comme celle qui suit mais on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a ...
jeudi 16 février 2012
mardi 14 février 2012
Mangez le si vous voulez – Jean Teulé
C’est la crise les mecs. La vraie, la dure, ils arrêtent pas de nous rabattre les oreilles avec ça, jusqu’au dégoût presque. Rien que voir ou entendre ce bon dieu de mot me fait instantanément vomir dans ma bouche. Alors je vous le concède j’ai l’estomac taquin, et vomir n’est pas un problème pour moi. J’ai jamais psychoté là dessus comme bon nombre de mes amis. J’arrive même à me faire régurgiter sans rien faire, je vous l’avais déjà dit, j’suis un peu chochote sur certains points. Mais bon là n’est pas le propos. Perso la crise, je trouve que c’est surtout un bon prétexte pour nous la mettre bien à l’envers, comme savent si bien le faire nos politiques. Et là y a pas de bord qui tienne, de droite comme de gauche, quand il s’agit de sodomiser jusqu’à la garde la population qu’ils régentent, ils s’entendent plutôt bien. Qu’on se le dise, Pepsi Kola fait de ce lieu un espace politique aussi. Et comme l’a passablement gloussé Napoléon Sarkozy dans son intervention de dimanche en 15, « Il faut arrêter que n’importe qui dise n’importe quoi n’importe comment ». Amen !!! Il faut bien lui accorder que dire « n’importe quoi n’importe comment » doit se faire en respectant une certaine logique, des règles établies, ce qu’ils se tuent à faire, lui et son équipe.
Entre Chantal Brunel, député UMP, qui souhaite « rassurer les français sur toutes les migrations de populations qui viendraient de la Méditerranée. Après tout, remettons-les dans les bateaux ! » (à mais voilà une solution efficace, pourquoi pas les jeter par-dessus bord en leur coulant préalablement les pieds dans le béton, ça règlerait le problème) et Xavier Darcos, ministre de l'éducation, qui dévoile son idée la « plus novatrice tu meurs » pour réduire les coûts salariaux en Maternelles, en arrêtant de faire « passer des concours bac+5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches » (c’est vrai que leur rôle éducatif est vraiment mineur, c’est bien connu entre 3 et 6 ans, on est de profond demeurés n’ayant besoin de rien d’autres qu’un mouchoir pour conserver son sable doux) ou encore, et là c’est une de mes préférées, Nora Berra, secrétaire d’Etat à la santé, qui conseille aux « personnes les plus vulnérables », dont les « sans-abri », « d’éviter de sortir [...] en cas de grand froid ». Celle là est vraiment magnifique vous en conviendrez, c’est vrai quoi, au moins qu’ils n’oublient pas de mettre leur manteau Gucci en laine d’alpaga. On croit rêver, mais on est obligé d’avouer que quand il s’agit de dire n’importe quoi n’importe comment, la majorité présidentielle sait y faire.
Roulements de tambour messieurs dames, voici ma phrase d'accroche : et on est pas à l’abris qu’un de ses 4, l’actuel gouvernement nous conseille le cannibalisme pour lutter contre la faim. Quelle meilleure introduction (là vous pouvez pas le voir mais vraiment je jubile grave) que le cannibalisme pour vous parler du bouquin d’aujourd’hui. A quand tu me vois comme ça, on dirait pas, mais j’ai lu « Mangez le si vous voulez » de Jean Teulé. La brioche fourrée :
« Comme ces canards à la tête tranchée, il court encore ! ». Alain de Moneys, jeune bourgeois aimé de tous et tout juste élu à l'unanimité conseiller municipal du village voisin de Beaussac, n'est pas encore au bout de son chemin de croix dans les ruelles de Hautefaye en cet après-midi du 16 août 1870. Sa pendaison ? Ratée. Les branches du cerisier n'étaient pas assez solides. Sa crucifixion chez le maréchal-ferrant ? Ecourtée, par l'appel d'une tournée générale, malgré des phalanges de doigts de pied coupées à la tenaille. Son écartèlement dans la halle aux grains ? Manqué, même si ça l’a laissé salement amoché. Le bûcher aura finalement raison de celui qui s'apprêtait à partir à la guerre mais qu'un incroyable quiproquo transforme en «Prussien» face à une foule déchaînée. Au point de finir sur des tartines badigeonnées avec sa propre graisse !!! Et c’est tiré d’un fait divers de l’époque romancé par Jean Teulé, qui est connu pour sa plume intelligente à l’humour noir ravageur. Plus de 600 personnes impliquées seulement une vingtaine condamnées, dont 4 à mort par la guillotine, sur la place du village, mais c’est toute une communauté qui s’est donné la main pour lui fracasser la tronche à grand renfort de rondins et autres fourches, alors même que bon nombre d’entre eux profitaient allègrement des largesses du jeune notable.
Voilà un bouquin dérangeant. Incroyable de cruauté, arriver au bout est une véritable épreuve de force, enfin pour être précis, il faut le cœur drôlement bien accroché, mais ça se lit à toute vitesse, au rythme des différents lieux de l’horreur. Ca fait bien réfléchir sur ce à quoi l’être humain est capable (si l’histoire du monde ne vous suffisait pas entre l’esclavage, la colonisation, le IIIe Reich, les divers génocides …), et où peut entraîner l’hystérie collective. Âmes sensibles s’abstenir, vraiment, les faits relatés y sont abominables, et le livre est pas mal troublant, car à tous les bien pensants qui en tant de guerre auraient forcément été résistants, et bien non, ça n’arrive pas qu’aux autres comme les accidents de voiture ou la paternité. N’est pas Guy Môquet qui veut.
mercredi 1 février 2012
Burning Heads / Dead to Me / The Traders – La Bellevilloise – 24 janvier 2012
Oui je commence 2012 en en branlant pas une. 2 malheureux billets pour janvier, c’est une honte !!! Et j’ai honte mais malgré tout j’ai quand même bien envi de t’adresser un message qui est le suivant :
CHHHHHHHHHHHHHHHHUUUUUUUUUUUUUUUT !!!
Ce qui va faire plaisir à Sardis, à n’en point douter, car il faut savoir que c’est une de nos allocutions favorites. Vous essaierez vous aussi, un bon gros « chut » des familles bien placé fait toujours son petit effet. Je vous le conseille particulièrement dans les endroits légèrement bruyants mais aussi où vous connaissez tout le monde afin de s’assurer qu’aucune réaction trop violente ne puisse être suscité. Revenons à nos moutons et donc au fait que je suis un ramier. Je viens de passer un an à t’expliquer que je n’étais qu’une fieffée couleuvre, que moins j’en fais, mieux je me porte. Alphonse Allais, grand homme de Lettre (avec un L majuscule siouplé) français, qui était aussi drôle que normand, ce qui n’est pas peu dire, a défini mon fonctionnement : « Ne remet pas à demain ce que tu peux faire après demain ». La procrastination n’est pas qu’un défaut, c’est surtout un mode de vie. Et puis tu devrais pas trop te plaindre surtout aujourd’hui que je m’y colle. Que tu viennes gueuler quand je poste rien pendant 15 jours (comme cela vient de se passer), je ne peux que m’incliner et m’y mettre. Mais te mettre à braire au moment ou justement je prends la plume (attention, je te vois venir avec tes gros sabots et ton humour grivois, si j’en venais à te dire que j’aurais bien besoin de me la faire tailler, tu y vois bien ce que tu souhaites). Et ce nouvel article pour la meilleur des causes : celle du punk rock et des copains. Du punk rock, ben c’était un peu le thème de la soirée, et des copains ben y en avait pas mal donc c’était chouette.
En ce mardi soir pluvieux, je rejoins mon popain Djodjo (et de un) qui non content d’aimer la guitare et le rock’n’roll, habite à moins de 5 minutes à pied de la Bellevilloise. Un verre d’épine plus tard (Jean Louis était là lui aussi), on se dit qu’il est plus que temps de se rendre à cette belle soirée de musique à guitares velues. Petite clope avec Dudu aka l’ingé son des BH, on rentre et j’ai juste le temps d’attraper une binouze pour Djodjo, Dudu et moi (une chacun t’inquiète) avant que The Traders ouvre la danse.
Power trio lyonnais de pop punk acidulée mais quand même avec une voix dans le froc. Et bien excellente surprise. C’est parfois rythmiquement des fois un peu limite (« ah ouais ce break là tu finis comme ça ?? ») mais c'est bien trouver un défaut et commencer par ça. Sinon ça a la pêche, c’est fun mais quand même vénère et putain de bordel de merde le petit moustachu à la guitare et au chant ça rigole pas. Grosse grosse voix, une chouette découverte.J’ai drôlement hâte de revoir ça avec un peu plus de répète et de scène dans les pattes parce que déjà là ça roxe. Petite mention spéciale au fameux moustachu sus nommé, qui m’a gratifié d’un câlin lorsque je lui ai confié que j’étais très très fan de sa voix. Qui a dit que les punk rockers n’étaient que des brutes épaisses, avides d’alcool et de stupre ? Le punk rock est Amour.
Petit pause, retrouvage et taillage de bavette avec le reste des Burning, notamment mon keupain Teumy aka Bender qui, non content d’être technicien avec ces messieurs, fait aussi de la guitare avec votre serviteur dans Mismeasure of Man. Anecdote qui mérite d’être soulevée car bien que nous jouions dans le même groupe, vu ce qu’on répète ces temps ci, ben y avait une paye qu’on s’était pas vu et ça fait plaisir.
Viennent ensuite les Dead to Me. Comment résumé cela en un mot ? Américain !!! Voilà tout est dit, on parle de punk rock, ils sont américains et signés sur FatWreck, de fait, ils défoncent un cul. C’est vénère comme il faut, en même temps ultra mélodique. Tout est super maîtrisé, on voit que la scène est un terrain de jeu qu’ils ont parfaitement dompté. Du bonheur … quand, comme moi, tu aimes le punk rock bien entendu. Même mon popain Djodjo, qui, sans y être réfractaire, n’est pas ce qu’on appelle un fan de ce genre musical, passe une super soirée. Que demande le peuple.
Re pause, rencontrage d’autres popains (Lélène et Simon, Vince Baxtou, j’ai aperçu Shelvis de loin, etc…). Puis arrive le moment fatidique pour les vieux brisquards d’Orléans (hey comme moi). Et ben dans la lignée de cette soirée fort sympathique : un putain de concert. Les BH sont en grande forme (Pierre, pour un mec qui avait mal au dos il s’est bien donné comme il faut) et nous régalent d’un grand moment de musique. On passe par toute la discographie, du tout neuf au très vieux, du hardcore mélo à l’ancienne au reggae rock que Joe Strummer n’aurait pu renier. Ca joue vite, fort et précis. Tomoï est plutôt remonté derrière sa batterie et nous régale de quelques bons mots dont il a le secret. Et de surcroît ça joue fort longtemps. On est parti vers minuit, la faim commençant à nous tenailler les boyaux avec Djodjo, ça faisait bien 1h20 qu’ils étaient sur scène. Une fois n’est pas coutume, les Burning Heads nous prouvent, s’ils avaient besoin de la faire, qu’ils ont quand même furieusement la classe.
Crédit : le copain Alfred Foto from Orlinz la chaude
Première sortie pour moi à la Bellevilloise, super lieu, bières chères mais ça va, serveuses agréables et souriantes en plus d’être jolies, 3 putains de très bons groupes. Encore une belle soirée tiens !!!
mercredi 18 janvier 2012
Un jour des choses terribles … - Laurent Botti
Ayé c’est enfin l’hiver, il était temps. Drôle d’introduction s’il en est, mais c’est que vraiment je suis content qu’il fasse enfin froid et ce pour plusieurs raisons. D’abord parce que c’est l’hiver et que, d’ordinaire, sous nos latitudes, quand c’est l’hiver, il fait froid. Voilà déjà un premier point de poser, vérité inattaquable de surcroît, comme ça je suis peinard. Ensuite, je suis content que y fait froid, parce que j’aime bien ça. Un point beaucoup plus contestable que le précédent, je vous le concède, mais à un moment, les goûts et les couleurs … donc voilà, qu’on se le dise, Pepsi Kola aime bien quand ça fait froid, enfin quand ça fait froid en hiver soyons précis. Par ailleurs, je suis content qu’il caille car quand il fait un 10 degré flotouilleux comme on avait jusque là, ça refroidit pas le métro. Il fait suffisamment froid pour se couvrir quand tu es dehors, souvent même, il pleut, donc protection obligatoire (la pluie a cela de commun avec le sexe, rapport à l’environnement humide finalement), mais dès que tu descends dans le métro c’est insupportable. C’est d’autant plus insupportable quand, comme je l’ai fait, vous profitez d’un voyage scandinave pour vous achetez des vêtements. Plus particulièrement, quand tu profites des soldes finlandaises pour t’offrir la célèbre Yupik Parka de chez Fjallraven. J’ai fait ce jour là ce qu’on peut appeler une affaire je le concède bien volontiers, mais je commençais vraiment à en avoir plein le fondement de suffoquer presque jusqu’à l’issue fatale parce que je portais cet instrument de torture alors même que le thermomètre dépassait les 10 degrés.
Ca, on te le dit pas quand tu l’achètes, mais dans ces conditions, emprunter le Métropolitain de la Régie Autonome des Transports Parisiens devient une véritable sinécure. Tu vas me dire que je fais une montagne de pas grand-chose, je l’entends et je l’accepte, mais toujours est il que je suis bien content qu’il fasse froid, je peux ainsi m’exhiber fièrement, chaudement blotti dans ma doudoune suédoise (je l’ai acheter en Finlande mais c’est une marque suédoise … je précise au cas où). Le froid mais surtout le brouillard, c’est ce dont il est question dans le bouquin dont je vais vous parler aujourd’hui : « Un jour des choses terribles … » de Laurent Botti.
Ma frangine (qui est, après les kiosques de gare, mon premier fournisseur de choses qu’elles sont bien à lire) m’avait conseillé et par la même occasion prêté ce bouquin il y a un petit peu, vestige d’un abonnement à France Loisir (oui, vous pouvez vous moquer copieusement … ma propre sœur …). Qui dit France Loisir dit du même coup édition originale ou du moins édition pas Poche et donc bien relou à trimballer. Mais, comme je vous l’expliquais précédemment, l’hiver arrivant, je sors mon Fjallraven qui est doté de poches immenses (c’est un manteau « 30 litres » je crois), en plus d’être incroyablement chaud et douillet. Du coup pas de malaise pour trimballer un bouquin de 700 pages 2 fois gros comme une édition de poche. Et c’est le cas de ce bouquin.
En guise de mise en bouche, un rapide résumé (j’ai banni pitch de mon vocabulaire, je crois que ma farce sur les briochettes fourrées à la confiture n’a jamais fait rire personne d’autre que moi) :
D'abord, la brume, tenace, envahissante, qui noie tous les repères. Ensuite la première mort. Naturelle... quoi que. Et puis ces enfants dont les jeux sont loin d'être innocents. Vous êtes à Laville-Saint-Jour, avec ses vestiges gothiques, ses gargouilles et ses morts mystérieuses. N'oubliez pas : un jour, des choses terribles arriveront ; et ce jour-là, plus rien, jamais, ne sera comme avant. Je me suis pas fait chier, j’ai recopié ce qu’il y avait écrit au dos du bouquin. Oui je suis une couleuvre, ma réputation me précède, mais ce bouquin est tellement riche d’histoire et de personnage qu’il n’est pas évident d’en faire un résumé rapide et concis en en disant juste assez pour susciter l’envie, mais pas trop non plus, au risque de dégoûter (une fois encore c’est exactement comme le sexe … bizarre ces coïncidences scabreuses).
Sans avoir la classe des maîtres anglo-saxons du genre (oui je considère que les romans policiers et fantastiques, c’est un peu comme la musique les anglo-saxons font généralement ça avec beaucoup plus de goût, contrairement à plein d’autres choses … et non je ne ferais pas de parallèles lourdaux avec le sexe, ce serait de trop), ce bouquin est plutôt très bon. L’intrigue est intelligente et bien menée, les pièces du puzzle ne nous sont distribuées que petit à petit, ce qui nous permet de nous délecter de notre lecture jusqu’au bout. Au rayon « moins », je dirais peut être un peu trop de « personnage principaux ». Laulau aurait, à mon humble avis, gagné en efficacité en limitant un peu le nombre de personnages dont on suit les faits et gestes. Là du coup, ça demande parfois un bon effort de concentration (ce qui n’est pas évident quand Jean Louis est à l’appart) pour ne pas en louper une miette. Je souleverai un second point « négatif », à mon sens, la fin est un poil bâclée et précipitée (problème qui ne serait peut être pas posé avec moins de héros) mais qui présage un deuxième volume tout aussi haletant. Un bon polar, qui tend un peu vers le fantastique, sans en être non plus. L’auteur n’a jamais caché ses références mais il a lu du Stephen King à foison (qui pourrait le blâmer ? Certainement pas moi) et ça se sent. Et la pléthore de personnages principaux est tout de même intelligemment menée, chacun est lié, sans forcément le savoir mais fini toujours par le découvrir. Tout s’imbrique peu à peu, l’intrigue est plutôt soutenue, c’est angoissant, flippant même. Et vous direz à Laurent Botti si vous le croisez qu’avec une fin pareille, il a plutôt intérêt à nous pondre une suite … ce qui est peut être déjà fait d’ailleurs je me suis même pas renseigné … enfin … Just enjoy !!!
mardi 10 janvier 2012
Freddy Got Fingered - Tom Green
HAPPY NEW YEAR !!! Et Happy Birthday à « Pepsi Kola is thinking » qui a tout juste un an. Quel bel âge, l’apprentissage, de la marche, les petits pots, faire ses besoins sous soi et que tout le monde trouve ça mignon … Pour les cadeaux, je sais que c’est un an, qu’à cet âge là, on porte des bodies et qu’on joue avec des jouets en plastiques de mauvaise facture et très bruyant mais ne vous souciez pas trop, de l’argent suffira, adressez les chèques à :
Pepsi Kola is a World Company
Le Bourg
75000 Paris
Le Bourg
75000 Paris
D’avance merci. Je devrais vous parler du début d’année 2012 qui pue autant sinon plus la merde que 2011. Ca n’a jamais été autant le bordel dans le monde depuis un moment, les élites qui vivent grassement avec nos deniers nous demandent de faire des efforts, mais Pepsi Kola à la solution. Pepsi Kola ne connaît pas la crise … forcément ce n’est qu’un avatar numérique de mon surmoi, alors lui la crise il s’en branle comme de son 1er slibard (ce qui remonte à loin maintenant). Ce qui m’inquiète surtout là, c’est que je parle de moi à la 3e personne, comme un acteur qui était beau avant et qui est un gros con maintenant. Vous savez ce bellâtre qui joua dans le Guépard, le Clan des Siciliens, mais également dans Frank Riva. Ce monstre sacré du cinéma français ; cette icône d’un autre temps (notez que ça l’a pas empêcher de devenir un vieux faf imbu de lui-même comme quoi on peut être un profond abruti et avoir quand même une chouette vie) : Alain Delon. (Notez que j’ai un profond respect pour l’acteur et la carrière qu’il a eu, c’est plutôt le mec que je conchie). La ressemblance et la comparaison s’arrête là bien entendu. Oui comme Alain Delon, Pepsi Kola s’aime. Et je parle bien de l’entité webistique Pepsi Kola hein pas de moi vraiment. Je pense que mon cas devrait intéresser certains psys parmi mes amis…
Donc, comme vous le savez tous, nouvelle année rime aujourd’hui avec anniversaire de ce modeste blog un temps soit peu culturel. Happy joyeux et longue vie (ça, ça ne pourra dépendre que de ma motivation, je vous l’accorde) à Pepsi Kola is thinking. Et pour surfer sur cette vague nouvellannesque, je souhaiterais régler immédiatement la question des bonnes résolutions. Cette année je n’en ai pris qu’une seule : ne prendre aucune bonne résolution. Dans ce cadre, je ne suis donc pas contraint à grand-chose, et surtout pas à regarder des films art et essai ouzbèque, ou du cinéma « indépendant » français pour pouvoir ensuite me la pêter en société. Aujourd‘hui, et pour fêter 2012 et les 1 ans de « Pepsi Kola is thinking », je vous parlerais donc d’un des films les plus stupides qu’il m’ait été donné de voir, j’ai nommé : Freddy got Fingered de et avec Tom Green, traduit en français par « Va te faire foutre Freddy », ce qui n’a comme d’habitude pas grand-chose à voir.
Gord Brody, un profond crétin âgé de 28 ans est resté dans son enfance à travers les animations et les bandes dessinées. Il crée lui-même ses bandes animées et n'a qu'un souhait dans sa médiocre (mais irrésistible) existence, qu'elles lui rapportent des montagnes d'argent. Freddy (Eddie Kaye Thomas, aka Pause Caca) est en fait le frère du personnage principal, Gord Brody (Tom Green).
Gord quitte enfin la maison familiale (pour le plus grand bonheur de son géniteur) pour un emploi à la chaîne à Los Angeles, dans une usine de sanwich au fromage. Le travail est ennuyeux et ne convient pas du tout au tempérament de Gordy (ce qui entraine une scène plutôt très cocasse, ou Tom Green fait ce qu’il sait faire de mieux : Tom Green). Il se lance alors à la recherche de producteurs de comics pour les maquettes qu'il a réalisées, se déguise en bobby anglais, en chirurgien et en plongeur pour parvenir à ses fins. La chance lui sourit après qu'il tombe amoureux d'une paraplégique (Marisa Coughlan … Choooooooooooooooowing) qui aime les fusées, les coups de bambou dans les jambes pour la faire jouir et manger des graines comme dirait nos amis québécois (une expression que je trouve pleine de poésie mais qui ne signifie rien d’autre que bouffer de la bite). Enfin, il fait la connaissance d'un homme qui accepte de porter son œuvre à l'écran. Devenu millionnaire, il décide d'organiser sa vengeance sur son vieux père (Rip Torn).
Je suis dans l’obligation de vous mettre en garde. C’est du Tom Green. Animateur vedette de MTV au début des années 2000, sa spécialité et le grand n’importe quoi : simuler l’acte sexuel avec un élan mort sur le bord d’une route, interviewer les badauds avec un micro couvert de purin de cheval, emmener un chat mort chez le vétérinaire, expliquer à un pharmacien ce à quoi vont servir les condoms qu’il est entrain d’acheter ou repeindre la voiture de son père comptable d’une scène lesbienne (images plus que pornographiques … médicales serai un terme plus juste) et lui en faire la surprise au matin, juste avant qu’il parte au travail (the Slutmobile) simplement parce qu’il était persuadé que son père aimait les lesbiennes. Sans Tom Green, pas de Jackass et consorts. Alors soit, le monde aurait pu s’en passer mais bon, j’y peux rien, ce genre de trucs, j’y suis hyper réceptif. Pour replacer un peu mieux le monsieur pour ceux qui voit toujours pas, c’est lui qui jouait Chad dans Charlies Angel’s, le capitaine du bateau de pêche. Et petite info people, il a même été marié à Drew Berrymore (qui joue d’ailleurs un petit rôle de réceptionniste dans Freddy got Fingered), information finalement assez peu importante, sauf quand, comme moi, cette demoiselle est une sorte d’idéale féminin … Ah le bâtard !!!
Je ne vous dirais pas que les acteurs sont bons mais ils le sont quand même, le scénar n’a ni queue ni tête, mais malgré tout j’ai surkiffé. Une bonne heure et demie de grand n’importe quoi, une ode à la stupidité crasse, en un mot comme en cent, et au risque d’être choquant, Tom Green est un poète, décadent soit mais un poète quand même. N’oublions pas que ce film a été crédité de 5 Razzie Awards : celui du plus mauvais film, du pire premier rôle pour Tom Green(ce qui est entre nous soit dit amplement mérité … c’est affligeant), celui du pire second rôle pour Rip Torn, du pire scénario et du pire réalisateur. Fait suffisamment rare pour être signalé, Tom Green est venu récupérer non sans fierté toutes ces récompenses.
Non, ceci n’est pas un chef d’œuvre, du moins pas au sens classique et traditionnel, mais il est pour moi un film important. Je ne vous conseillerai pas de foncer vous le procurer, ce n’est pas à mettre entre toutes les mains, je conçois parfaitement que vous me preniez pour un crétin si jamais vous le voyez, ce film est une mascarade, mais c’est mille fois assumé, et moi, j’y peux rien, ce genre d’humour, j’aime ça. Libre à vous donc d’y jeter un œil ou non, mais rien que pour sa culture personnel, ou se dire « putain mais plus jamais ça », à mon humble avis, ça vaut le coup. On ne peut de toutes les manières qu’être satisfait de voir un film où le héro fracasse sa petite amie à coup de bambou, se déguise en chevreuil (une scène assez mythique), masturbe un cheval, un éléphant et détruit sa famille au sens propre du terme en annonçant que son père est un pédophile (Freddy s’est pris un doigt) dans le seul but de ne pas perdre la face chez le psy. Un critique ricain dit de se film « This movie doesn't scrape the bottom of the barrel. This movie isn't the bottom of the barrel. This movie isn't below the bottom of the barrel. This movie doesn't deserve to be mentioned in the same sentence with barrels... », je vous laisse apprécier.
Happy Fucking New Year et à très vite. Cette année promis, j’essaie de garder le cap, de ne pas faire trop le ramier et de vous fournir un peu de lecture de temps à autres.
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